AA/Bagdad/Ali Jawwad
Les dirigeants de l'Alliance nationale, le bloc le plus important au sein du parlement irakien, ont déclaré leur soutien aux réformes ordonnées par le Premier ministre, Haider al-Abadi, au cours des derniers jours, et ont appelé à annoncer à l'opinion publique les réformes concernant la justice.
L'Alliance nationale a affirmé, vendredi, dans un communiqué dont Anadolu a reçu une copie : « Ibrahim al-Jaafari (président de l'Alliance nationale, ministre des Affaires étrangères) a tenu une réunion, jeudi, des dirigeants de l’Alliance, dans son bureau à Bagdad, en présence du Premier ministre al-Abadi, de Nouri al-Maliki (ancien vice-président de la République), Ammar al-Hakim (chef du Conseil suprême islamique), Hadi al-Amiri (ancien ministre des Transports), Hussain al-Shahristani (ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique), Emir Kanani, Ammar Toôma, Khaled al-Assadi, et Faleh al-Fayadh ».
«Plusieurs questions ont été examinées lors de la réunion dont celle ayant trait à la bataille menée par le peuple irakien contre les gangs terroristes de Daech» a indiqué le communique qui ajoute: «Des dirigeants de la Mobilisation populaire (de la milice pro-gouvernementale) ont participé à la réunion, pour fournir des explications détaillées sur les derniers développements sur le terrain».
La même source précise encore que, « l’Alliance a confirmé son soutien à la série de réformes parlementaires, et a exhorté le Parlement à prendre d’autres mesures, pour édifier les institutions de l’Etat, et répondre aux besoins des citoyens».
Les dirigeants de l'Alliance nationale ont, par ailleurs, souligné la nécessité de «soutenir les réformes opérées par l'appareil judiciaire, d’annoncer ces réformes au public, et de soutenir le pouvoir judiciaire dans la lutte contre la corruption».
Le Premier ministre irakien avait annoncé, le 9 août courant, une série de réformes concernant notamment la suppression des postes de vice-Président de la République, de vice-Premier ministre et recommandant que les postes de responsabilités ne puissent pas dépendre de quotas partisans ou ethniques.
Les réformes concernent également la réduction des dépenses des ministères et des instances gouvernementales, la suppression des dispositions spéciales des services de la présidence et des institutions. Enfin, elles s'attaquent surtout aux dossiers de la corruption, sous la supervision d’une commission chargée de déterminer l’origine de la fortune des responsables.
Le Parlement irakien a approuvé ce train de mesures gouvernementales, lors d’une séance ordinaire tenue le 11 août courant.