Ghanem Hasan
02 Janvier 2017•Mise à jour: 03 Janvier 2017
AA / Téhéran / Mustafa Ahıshalı
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Bahram Qassemi, a affirmé, lundi, que son pays n’a pas de conditions préalables concernant les pourparlers sur le conflit syrien qui auront lieu dans la capitale kazakhe, Astana.
«La réunion d’Astana concerne la Syrie et l’opposition et il n’est pas probable que nous imposions un avis là-dessus. Nous souhaitons qu’ils [le régime et l’opposition] dialoguent ensemble afin de prendre des mesures menant à une solution. Nous n’avons pas de conditions particulières et nous respecterons la décision qu’ils prendront», a déclaré le porte-parole, lors d’une conférence de presse tenue au siège du ministère iranien des Affaires étrangères à Téhéran.
Qassemi a, par ailleurs, indiqué que la participation d’autres pays, outre la Russie, la Turquie et l’Iran, n’est pas prévue actuellement. «Il faudra attendre un peu, puis voir. Nous pourrons en discuter, si les choses évoluent dans le bon sens», a-t-il dit.
Le responsable iranien n’a pas manqué de critiquer une information relayée par l’agence de presse Reuters sur un éventuel «partage de la Syrie entre la Turquie, la Russie et l’Iran». « Cette information est dénuée de vérité, car nous respectons l’unité du territoire syrien», a-t-il répliqué.
Un accord de cessez-le-feu sur tout le territoire syrien a été récemment conclu entre les parties en conflit, avec comme pays «garants» la Russie et la Turquie.
La trêve est entrée en vigueur le vendredi 30 décembre à minuit heure locale (22h00 GMT).
La Syrie est plongée dans une sanglante guerre civile depuis le début de l’année 2011, lorsque le régime du président syrien Bachar al-Assad a violemment réprimé des manifestations en faveur de la démocratie.
Depuis lors, plus de 250 000 personnes ont été tuées et plus de 10 millions d’autres ont été déplacées, d’après des statistiques des Nations Unies.
EZ