Afef Toumi
08 Septembre 2017•Mise à jour: 08 Septembre 2017
AA/Istanbul
Les prêches du vendredi ont été consacrés dans différentes villes iraniennes, à appeler le gouvernement du pays et le monde islamique à soutenir les musulmans Rohingyas dans la région d’Arakan, dans l’Ouest de Myanmar, soumis à la violence de l’armée de Myanmar et aux extrémistes Bouddhistes.
Mouahidi Kermani, un imam d'une mosquée de la capitale iranienne, Téhéran, a appelé, vendredi, le monde islamique à considérer les massacres commis contre les musulmans à Myanmar comme une priorité.
Kermani a critiqué « le silence des organisations de droits de l’Homme à l’égard de ces massacres subis par les musulmans Rohingyas ».
Certaines villes iraniennes, dont Téhéran, ont connu des manifestations protestant contre les massacres contre les musulmans à Arakan.
Depuis le 25 août, l'armée du Myanmar procède à un génocide contre les musulmans Rohingyas à Arakan, dans le sud-ouest du pays, provoquant une vague de condamnation à travers le monde, en particulier parmi les musulmans.
Il n'y a pas de statistiques claires sur les victimes du génocide. Mais lors d'une interview accordée à Anadolu, le militant Rohingya Omran al-Arakani a évoqué un bilan de 7 mille 500 morts et 6 mille 541 blessés depuis le début du génocide jusqu’à mercredi.
Plus tôt vendredi, le Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR), a indiqué que plus de 270 mille musulmans Rohingya d’Arakan sont arrivés au Bangladesh pour échapper aux attaques de l'armée et des nationalistes bouddhistes au cours des deux