AA/Al Qods/Abderraouf Arnaout
Un journal israélien a annoncé que Tel Aviv a décidé de boycotter la visite, prévue à la fin d’avril courant , de l'ancien président américain Jimmy Carter dans le pays, en raison de «ses réunions tenues avec les dirigeants du mouvement Hamas, et ses positions critiques envers la politique israélienne ».
Le quotidien israélien « Yediot Aharonot » a affirmé sur son site Internet, que «Carter et l’ancien Premier ministre norvégienne Gro Brundtland, arriveront ensemble, le 30 avril pour une visite de trois jours en Israël, en Cisjordanie, et à Gaza, où ils devraient s’entretenir avec le dirigeant du Hamas Ismaïl Haniyeh ».
Le journal a indiqué : «Israël a officiellement décidé de boycotter la visite de Carter, mais ne l'empêchera pas d'entrer en Israël ou de se rendre à Gaza par le passage d'Erez (nord de la Bande de Gaza) ». La même source a souligné que le président israélien Reuven Rivlin, «a décidé de ne pas rencontrer Carter et Brundtland, sur la recommandation du ministère des Affaires étrangères».
Carter, et Brundtland, sont tous deux membres de «The Elders», une ONG rassemblant d'anciens présidents et chefs de gouvernements.
L’ancien président américain a tenu ces dernières années, plusieurs réunions avec les dirigeants du Hamas, notamment avec le chef de son bureau politique, Khaled Mechaal, et l’ancien Premier ministre Ismaïl Haniyeh.
Le «Yediot Aharonot» a cité des sources anonymes au sein du ministère israélien des Affaires étrangères affirmant que «La visite de Carter sera boycottée en raison de ses efforts visant à ôter à Israël sa légitimité. Toute réunion entre lui et un responsable israélien ne fera que contribuer à ce processus».
Le journal a indiqué que «Carter est chargé d’une mission urgente de médiation entre l'Autorité palestinienne à Ramallah et Hamas à Gaza».
Le quotidien israélien a souligné que «Carter a adressé de vives critiques à Israël au cours des dernières années, le qualifiant plus d’une fois de raciste», relevant cependant que l’ancien président Shimon Peres s’entretenait avec lui malgré ces positions.
Jusqu'à 06:45 GMT, aucune position officielle n’a été annoncée par le ministère israélien des Affaires étrangères, ou par le cabinet de la présidence israélienne sur cette visite.