AA/Tokyo (Japon)
Le gouvernement japonais a examiné mardi, des mesures permettant un emploi plus important de la force militaire suite à l’approbation formelle de la coalition du Premier ministre japonais, Shinzo Abe, pour la révision d’une clause constitutionnelle limitant les capacités militaires du pays.
Le Japon un parmi les rares grands acteurs mondiaux dont la Constitution présente une clause – l’article 9, ajouté après la Seconde Guerre mondiale – qui interdit formellement au pays de posséder une armée de terre, une marine ou une force aérienne et de faire l’usage de la force militaire dans le cadre de différends internationaux.
Le chef du gouvernement nippon a cependnant œuvré pour que son cabinet déclare à la fin d’une session parlementaire, tenue fin juin, qu’une «autodéfense collective» - qui porte assistance à un allié – est conforme à la constitution.
L’initiative résulterait également d’un sentiment accru de danger provoqué par les ambitions nucléaires de la Corée du Nord et les revendications territoriales de la Chine.
Malgré les restrictions de sa Constitution, le Japon a graduellement développé une impressionnante force armée, connue sous l’appellation de «Forces d’autodéfense», mais leurs opérations demeurent limitées par un cadre légal leur imposant des restrictions, parmi les plus strictes au monde.
Des sondages d’opinions ont montré que la population était partagée sur la question, mais que l’électorat présentait une forte tendance pacifique et un attachement à une Constitution qui leur éviterait la guerre pendant des décennies.