AA/Washington/ Atheer Kakan
Le chef de la diplomatie américaine, John Kerry, a exprimé jeudi soir, lors d’un entretien téléphonique avec le président du Soudan du Sud, Salva Kiir Mayardit, sa « préoccupation », au sujet des « violations du cessez-le-feu ».
Une source de haut rang du Département d'Etat américain - qui a requis l’anonymat - a affirmé, jeudi, que Kerry s’est entretenu avec le président Salva Kiir, pour lui exprimer sa préoccupation au sujet des violations du cessez-le-feu.
La source a ajouté que le président du Soudan du Sud a assuré au Secrétaire du Département d’Etat qu’il s’est engagé à mettre en œuvre l'accord de paix et le cessez-le-feu, soulignant que Kerry a affirmé que « les Etats-Unis soutiendront l’application de l'accord de paix et continueront à fournir des aide humanitaires ».
Le Département d'Etat américain avait condamné, mardi dernier, dans un communiqué, les affrontements armés qui s’étaient déclenchés dans les Etats du Jonglei, et du Haut-Nil, appelant toutes les parties à « la cessation immédiate des actes de provocation et des combats ».
La diplomatie américaine avait mis en garde, dans ce communiqué, « toute partie qui tente de faire échouer l'accord de paix », rappelant que les Etats-Unis œuvreront, « en partenariat avec les membres du Conseil de sécurité à imposer, en cas de nécessité, les sanctions telles que stipulées par la résolution 2206 des Nations Unies ».
Riek Machar, le leader de l'opposition du Soudan du Sud avait accusé, lundi dernier, le gouvernement de son pays d'avoir violé l'accord de cessez-le-feu, et d’avoir commis un massacre contre ses citoyens.
De violents affrontements avaient repris, jeudi dernier, dans plusieurs provinces du Soudan du Sud, au lendemain de la signature de l'accord de paix, par Salva Kiir.
Le gouvernement du Soudan du Sud et l’opposition, dirigée par l'ancien vice-président Machar s’accusent mutuellement de la responsabilité de la reprise des combats, depuis le lendemain de la signature de cet accord.
Depuis décembre 2013, le Soudan du Sud [qui s’est séparé du Soudan par référendum, en 2011], est le théâtre d’affrontements sanglants entre les forces gouvernementales et les milices armées de Riek Machar, accusé d’avoir commandité un coup d’Etat militaire, ce que ce dernier nie totalement.