AA/Rome/Mahmoud Kilani.
Le ministre italien des Affaires étrangères, Federica Mogherini, a déclaré suivre avec « beaucoup d’inquiétude » l’évolution de la situation en Libye.
Elle a appelé la communauté internationale et l’Union européenne à user de « tous les moyens diplomatiques pour assurer la transition démocratique en Libye avec la participation de toutes les parties ».
Mogherini s’est exprimée dimanche soir, à la radio gouvernementale italienne, et a affirmé qu’elle « était en contact permanent avec l’ambassadeur d’Italie à Tripoli pour se tenir informée de manière continue des dernières évolutions là-bas ».
Le ministre italien pense que «L’opération de transition en Libye est à la croisée de chemins » s’expliquant encore : « d’un côté, nous avons la démocratie qui ne peut aboutir qu’avec les prochaines élections législatives, l’élaboration d’une nouvelle constitution et un avenir stable pour les énormes ressources naturelles » et « d’un autre côté, il y a un conflit qui pourrait être très étendu et d’une très longue durée ce qui augmenterait les souffrances, la migration et les atteintes aux droits de l’homme ».
La ville de Benghazi vit depuis vendredi 16 mai, des affrontements armés entre les forces du l’ex-général Khalifa Hafter et des combattants d’obédience islamique affiliés à l’armée dans l’objectif de contrôler la ville. 75 personnes ont été tuées dans ces affrontements et 136 autres blessées, selon le ministère libyen de la Santé.
Selon le vice-ministre libyen de la Défense, Khaled Chérif, les milices « Sawaaiq » et « Qaaqaa» ont envahi dimanche le siège du Parlement (Conseil National général) dans la capitale Tripoli. Chérif avait affirmé que la tentative avait échoué.