Rabia İclal Turan
01 Juin 2026•Mise à jour: 01 Juin 2026
L’ONU s’est dite lundi profondément préoccupée par l’escalade des violences dans le sud du Liban malgré le cessez-le-feu négocié sous médiation américaine, appelant toutes les parties à « respecter la cessation des hostilités ».
« Nous sommes profondément alarmés par l’intensification des activités militaires dans le sud du Liban et au-delà », a déclaré le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, lors de son point de presse quotidien.
« Les avertissements israéliens faisant état de frappes imminentes contre la banlieue sud de Beyrouth sont extrêmement préoccupants et ont accru la peur et l’incertitude au sein de la population libanaise », a-t-il ajouté.
Stéphane Dujarric a rappelé que « les civils et les infrastructures civiles ne doivent pas être pris pour cible » et a exhorté l’ensemble des acteurs à « respecter la cessation des hostilités et à éviter toute nouvelle escalade ».
« Nous condamnons toutes les pertes en vies humaines parmi les civils », a-t-il poursuivi, soulignant qu’« il n’existe pas d’alternative à une solution diplomatique pour briser le cycle de la violence et parvenir à une stabilité durable de part et d’autre de la Ligne bleue ».
Le porte-parole a également estimé que les pourparlers entre le Liban et Israël, menés sous l’égide des États-Unis et dont la reprise est prévue mardi, « doivent bénéficier d’une véritable chance de réussir ».
Israël poursuit ses frappes au Liban malgré la trêve entrée en vigueur le 17 avril, prolongée par la suite de 45 jours à l’issue de discussions indirectes menées sous médiation américaine.
Selon le ministère libanais de la Santé, les attaques israéliennes menées depuis le 2 mars ont fait plus de 3.400 morts à travers le pays.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a récemment ordonné l’intensification de l’offensive, tandis que les forces israéliennes se sont emparées du château stratégique de Beaufort.
Par ailleurs, l’Iran a indiqué que l’arrêt des combats sur l’ensemble des fronts, y compris au Liban, constituait l’une des conditions d’un accord visant à mettre définitivement fin à la guerre avec les États-Unis.
* traduit de l'anglais par Ayse Betul Akcesme