Saida Charafeddine
12 Octobre 2015•Mise à jour: 13 Octobre 2015
AA/Bruxelles/Hatem Sakli
Le ministres des Affaires étrangères des pays membres de l’Union européenne ont affirmé qu'étant donné ses politiques et ses actions, le régime d’al-Assad ne peut pas être partie prenante de la guerre contre Daech, selon un communiqué publié par le Conseil de l’Union européenne, qui s’est réuni lundi au Luxembourg, au niveau des chefs de la diplomatie.
«Les derniers raids russes qui vont plus loin que le simple fait de cibler Daech et les autres groupes, considérés comme terroristes par l’ONU, y compris les raids qui ciblent l’opposition modérée, sont pour nous, une source de profonde inquiétude et devraient s’arrêter immédiatement», a indiqué le communiqué.
Les chefs de la diplomatie européenne affirment que la dernière escalade militaire sera à l’origine d’une poursuite du conflit et entravera le processus politique avec un recul de la situation humanitaire et une augmentation en Syrie des affrontements dus à l’extrémisme.
Ils ont exigé que les raids russes soient menés dans «le cadre d’une coordination rigoureuse» avec les opérations de la coalition internationale conduite par Washington. Ils ont également appelé la Russie a «mettre fin immédiatement aux violations de l’espace aérien souverain des Etats voisins.»
Les ministres européens des Affaires étrangères ont insisté aussi sur la nécessité pour al-Assad de «partir tôt ou tard» réitérant leur soutien à l’opposition modérée. Ils ont salué à ce propos le rôle de cette opposition dans la lutte contre l’extrémisme et dans le processus de transition politique attribuant a Bachar al-Assad le plus grande part de responsabilité de ce conflit qui a causé la mort de 250 mille Syriens et le déplacement de plusieurs millions d’autres.