AA/Ahmad al-Masri
L’Union internationale des savants musulmans (UISM) a déploré «la catastrophe humanitaire» que vivent les musulmans Rohingyas par le fait du gouvernement du Myanmar.
Dans un communiqué publié par l’UISM et signé conjointement par son président, Youssef Qaradhaoui, et son secrétaire général, Ali al-Qorra Daghi, et dont Anadolu a eu copie, l’Union met en garde contre le scénario de déplacement forcé qu’adopte le Myanmar à l’encontre des musulmans Rohingyas.
L’UISM a appelé les Nations Unies, les Etats islamiques et les organisations humanitaires à hâter les mesures de secours et d’aides pour les réfugiés ainsi que celles visant à faciliter leur retour dans leur pays avec des droits à la citoyenneté complète.
L’Union considère que «ce que le gouvernement de Myanmar a fait à l’encontre des musulmans Rohingyas est une catastrophe humanitaire et éthique, non seulement de la part du Myanmar, mais du monde entier» indique le communiqué qui ajoute qu’il s’agit d’ «un grave crime contre l’humanité»
L’Union met en garde également contre le silence international à l’égard de ce que subissent les Rohingyas comme oppression pour des raisons «raciales» déplorant le fait que «l’ONU les considère comme la minorité la plus opprimée au monde, sans intervenir pour les secourir de cette oppression»
Environ 4000 musulmans Rohingyas du Myanmar, ainsi que qulques 3000 migrants du Bangladesh sont bloqués sur des bateaux dérivant sur les mers de l'Asie du Sud-Est avec peu d’accès à la nourriture et à l’eau.
Selon une loi adoptée en 1982 au Myanmar, les musulmans Rohingyas qui ont perdu leur citoyenneté, sont devenus apatrides. Les Rohingyas, considérés par l'ONU comme "la communauté la plus opprimée dans le monde", vivent dans des camps à Arakan, un Etat de l'ouest du Myanmar. Les camps de réfugiés au Bangladesh comptent en outre 29 000 musulmans Rohingyas.