AA/Séoul (Corée du Sud)/ Alex Jensen
Alors que les Nations Unies enquêtent sur le rôle présumé de la Corée du Nord dans le piratage de la société américaine, Sony Pictures Entertainment, la Corée du Sud fait elle-même face à des menaces de piratage informatique.
Un hacker [pirate informatique] affirmant être le président d’un groupe opposé au nucléaire, basé à Hawaï (Etats-Unis), a menacé, dimanche, à travers Twitter, de mener une « seconde vague de destruction », après avoir exposé des cartes et des informations sur les installations nucléaires du sud-est de la Corée du Sud.
Le dernier de ses messages, qu’il a commencé à publier depuis la semaine dernière, a également averti les personnes habitant près des centrales nucléaires en question de garder leur distance des installations, ces prochains mois.
Tout en reconnaissant que les documents ayant fait l'objet d'une fuite sont bien ceux des centrales nucléaires de Gori et Wolsong, le vice-ministre de l’Energie, Lee Kwan-sup, a souligné que ces informations étaient déjà disponibles publiquement.
« On ne peut pas lancer une attaque avec de telles informations » a assuré Lee, en ajoutant qu’un « expert nucléaire peut facilement obtenir de telles informations en utilisant le moteur de recherche Google ».
Les commentaires du vice-ministre sud-coréen soutiennent les déclarations de responsables nucléaires qui insistent sur le fait qu’aucune fuite de documents n’a pu se produire depuis avril 2013, date à laquelle les réseaux des centrales nucléaires ont été isolés.
Les informations classées confidentielles ne sont donc pas disponibles à travers l’Internet, ont-ils insisté.
Lee a, cependant, révélé que des procureurs enquêtent actuellement sur l’affaire, étant donné que le gouvernement ne connait pas les « véritables intentions de ces personnes ».
Les protestations contre la construction de nouveaux réacteurs nucléaires, ainsi que le traitement des vieux réacteurs et des déchets nucléaires, sont devenues, ces dernières années, fréquentes dans la société sud-coréenne.