AA/Paris/Bilal Muftuoglu
La France demandera la levée des sanctions à l'encontre de la Russie, en cas du respect par celle-ci des critères de Minsk, a annoncé lundi le président français François Hollande.
S'exprimant lors de la 7e conférence de presse présidentielle tenue à l'Elysée, le président français a déclaré qu'il serait prêt à demander la levée des sanctions, qui touchent en particulier l'industrie agroalimentaire, si l'accord conclu entre la Russie et l'Ukraine en février dernier en vue d'un cessez-le-feu est respecté par les pays concernés.
"A Minsk, en février, avec les présidents ukrainiens et russe et Angela Merkel, nous avons conclu un accord sur un cessez-le-feu. Il y a eu des retards, des morts, mais le processus est amorcé. Le cessez-le-feu a été presque respecté, il y a encore eu des victimes...Si les critères sont respectés, alors je prônerai la levée des sanctions", a-t-il noté.
Le président français a aussi fait part de son souhait d'organiser une réunion "format Normandie" [configuration diplomatique réunissant l'Allemagne, la Russie, l'Ukraine et la France, ndlr] à Paris, avant l'assemblée des Nations unies, prévue le 15 septembre à New York.
Les sanctions envers Moscou touchent aussi l'industrie agroalimentaire française, notamment avec la restriction de l'exportation de la viande française en Russie, un des points de conflits entre les professionnels du secteurs les éleveurs et le gouvernement français.
Abordant entre autres la question de la croissance économique et l'impôt sur le revenu en France, Hollande a assuré une croissance d'"un peu plus de 1%" en 2015, tout en confirmant deux milliards d'euros de baisse d'impôt pour 2016.
"La croissance reprend mais pas suffisamment", a estimé Hollande, avant de dire, « nous aurons certainement un peu plus de 1% de croissance cette année". "La croissance pourrait être de 1,5 % l'année prochaine, c'est un objectif raisonnable", a par ailleurs tranché le président français.
Concernant les impôts, Hollande a garanti que la baisse ne sera pas subventionnée par une hausse éventuelle des taxes. " Il ne peut pas être question d'augmenter des taxes pour baisser les impôts. Nous devons permettre aux Français déjà sollicités d'avoir désormais une baisse d'impôts", a-t-il noté.