AA/Tunis/Rachid Jarray
Le ministre tunisien de l'Intérieur Najem Gharsalli a affirmé qu’il n’y a « aucune preuve de la présence de l’EIIL sur le territoire tunisien ».
Lors d'une conférence de presse tenue dimanche, dans la capitale tunisienne, Tunis, Gharsalli a indiqué que son ministère « n'a pas confirmé la présence d'éléments de l’EIIL en Tunisie », relevant toutefois qu’il y a des « terroristes tunisien ayant déclaré allégeance à l'organisation » soulignant que « les forces de sécurité les surveillent et les poursuivent ».
L’EIIL avait précédemment revendiqué sur Twitter, des opérations terroristes en Tunisie, dont la dernière attaque armée contre un hôtel de la ville côtière de Sousse (est), qui a fait 38 morts parmi les touristes.
Profitant de la fragilité de la situation sécuritaire, des milliers de Tunisiens ont rejoint des organisations armées en Syrie et en Irak, après la révolution de Janvier 2011.
Selon des responsables du gouvernement, les statistiques indiquent que plus de 3.000 tunisiens sont membres d’organisations armées en Irak et en Syrie. Alors que les autorités affirment avoir empêché quelque 8.000 personnes de se rendre dans les zones de conflit.