Barış Gündoğan,Tuncay Çakmak
26 Janvier 2017•Mise à jour: 26 Janvier 2017
AA - Ankara - Tuncay Çakmak
Le ministre turc de la Santé, Recep Akdag, a déclaré que le passage à un système de gouvernance présidentielle en Turquie permettra au président élu et à son gouvernement de diriger pendant un mandat de 5 ans dans la sérénité et la stabilité.
Le ministre Akdag était l’invité, jeudi, des éditorialistes de l’Agence Anadolu (AA). Il a répondu aux questions relatives à l’actualité et aux actions de son ministère.
Le prochain référendum sur la réforme constitutionnelle voulue par le gouvernement et adopté la semaine dernière par le Parlement turc, a été le principal sujet de discussions.
"Un président de la République, élu pour cinq ans par le peuple, pourra agir dans la sérénité avec les ministres qu’il a nommés sans se heurter à l’instabilité politique. Dans un tel contexte, notre pays avancera beaucoup plus vite", a-t-il affirmé.
Le ministre de la Santé a également souhaité revenir sur les affirmations des opposants à la réforme selon lesquels celle-ci aurait pour conséquence un changement de régime.
"Il n’y a pas de débat technique, mais plutôt politique. Il n’est absolument pas question de changement de régime, tout le monde le sait et le Parti Républicain du Peuple (CHP) aussi le sait. Leur seul problème c’est qu’ils savent qu’ils n’ont aucune chance de faire élire un président car depuis les années 40 ils ont un problème avec le peuple : pour eux le peuple est une chose que l’on doit transformer. Alors que le peuple, on doit le servir", a-t-il lancé.
Par la suite, Recep Akdag s’est exprimé sur les travaux de son ministère, notamment dans l’objectif d’améliorer les conditions d’accueil et de prise en charge dans les services urgences des hôpitaux, "trop souvent engorgés et surmenés".
Il en a profité pour énumérer les « progrès immenses » réalisés par la Turquie ces 15 dernières années dans le secteur de la santé, rappelant par exemple qu’en 2002, la majorité des patients étaient accueillis dans des chambres dortoirs.
Le ministre a aussi évoqué les constructions en cours dans de nombreuses villes du pays des « hôpitaux urbains », gigantesques complexes hospitaliers qui concentreront de nombreux services comme aussi des cliniques et autres spécialités.
"Cette année, nous devrions en terminer 6 ou 7, et 4 ou 5 l’année prochaine. Actuellement, nous avons débuté 21 projets, il y en aura 28 ou 29 au total", a-t-il expliqué.
Pour finir, et toujours sur les questions de santé, le ministre Akdag a lâché un petit commentaire concernant la décision du nouveau président américain, Donald Trump, d'annuler la réforme de santé son prédécesseur Obama, l’Obamacare.
"Obama avait instauré un système qui ressemble à notre ancien système de carte verte qui permettait aux plus démunis de se faire soigner gratuitement. Trump a supprimé cela. Que Dieu ne rende personne malade aux Etats-Unis, réellement c’est une catastrophe", a-t-il dit.