AA/Tunis/Aymed Jamli
"La Tunisie s’appose fortement à toute menace et atteinte à la légitimité institutionnelle en Libye", a souligné le président de la république tunisienne, Mohamed Moncef Marzouki.
Marzouki s'exprimait lors d’un entretien téléphonique dimanche, avec Nouri Abou Sahmin, président du Congrès national Général libyen (CNG), rapporté lundi, par un communiqué de la présidence tunisienne.
«La Tunisie soutient le peuple libyen face aux menaces et aux périls auxquels sont livrées les institutions légitimes du pays», a déclaré Marzouki, réitérant «son appel au dialogue national, seul moyen à même de préserver la volonté du peuple libyen et de lui permettre de concrétiser ses aspirations à la sécurité, à la stabilité, au développement et à la démocratie ».
«La Tunisie est disposée à venir en aide des frères libyens en vue de concrétiser ces objectifs», affirme le communiqué citant le président tunisien.
La Libye est en proie, depuis la chute du régime de l’ex-chef d’Etat Mouammar Kadhafi en 2011, à une détérioration sécuritaire sans précédent, émaillée d’assassinats et de kidnappings ciblant des responsables sécuritaires et militaires ainsi que des ressortissants étrangers.
Le vice-ministre libyen de la Défense, Khaled Cherif, a déclaré dimanche, à Anadolu que des membres appartenant aux milices « al-Kaakaaa et Essawaek » (La Foudre) ont tenté d’envahir le siège du Parlement libyen (Congrès national général) dans la capitale libyenne Tripoli et ont kidnappé des députés.
Depuis vendredi dernier, la ville de Benghazi est en proie aux affrontements armés entre les forces pro-Haftar et des milices de l’armée libyenne, dans une tentative visant à prendre le contrôle de la ville. Ces affrontements ont fait jusqu’à présent 75 morts et 136 blessés, selon le bilan du ministère libyen de Santé.