AA - Hatay
Pris pour cible par les attaques de Daesh de plus en plus nombreuses, plus de 70 000 Syriens ont fui le nord d’Alep, sous le contrôle de l’opposition au régime, pour se rapprocher de la frontière turque, plus sécurisée.
D’après les déclarations Yassir Abou Ammar, responsable médias du Front de Damas, groupe d’opposition au régime de Bachar al-Assad, les habitants des districts de Mari et Tel Rifat quittent en grands nombres le secteur pour rejoindre la frontière turque, qu’ils considèrent plus sûre. Les récentes attaques à la bombe et les attentas-suicides menés par Daesh sont responsables de cette migration massive et forcée.
Selon Yassir Abou Ammar, plus de 70 000 Syriens ont quitté la zone.
Une partie des réfugiés ont rejoint le camp proche de Azez et une autre partie s’est regroupée à la frontière entre la Syrie et la Turquie.
Les témoignages des habitants qui ont fui la région, indiquent que Daesh et le régime de Damas se sont alliés pour combattre les opposants.
«Un jour c’est Assad, le lendemain c’est Daesh qui nous bombarde, déclare un habitant. Ce sont toujours les civils qui sont visés. C’est toujours les innocents qui meurent. Il ne nous reste ni maison ni souvenirs. Nous avons peur pour notre avenir. Nous sommes des milliers dans la même situation. Nous voulons retrouver la prospérité, qu’Allah punisse ceux qui sont responsables de tout ça.»