Mohammed Maher Ben Romdhane
10 Octobre 2019•Mise à jour: 10 Octobre 2019
AA/Moscou/Ali Cura
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré jeudi, que la Russie comprend les craintes de la Turquie concernant la sécurité de ses frontières.
Lavrov s’est exprimé en marge de sa participation, au Turkménistan, à la réunion des ministres des Affaires étrangères de la Communauté des États indépendants (CEI).
Il a expliqué que les responsables militaires russes et turcs sont en constante coordination concernant l’opération militaire menée par la Turquie « Source de Paix ».
Lavrov a ajouté : « Nous avons insisté sur la nécessité de balayer ces craintes dans le cadre de l’accord d’Adana conclu entre Damas et Ankara en 1998 ».
Le chef de la diplomatie russe a également déclaré que les Etats-Unis sont responsables des développements de la situation dans le nord de la Syrie.
Il a, ainsi, indiqué : « L’opération militaire menée par la Turquie dans le nord de la Syrie est le résultat des manœuvres américaines dans la région ».
D’après Lavrov, les deux leaders, turc et russe, se sont entretenus avant le démarrage de l’opération « Source de Paix ».
« Nous collaborerons dans l’objectif de mettre en place un dialogue entre Ankara et Damas, un dialogue servant les intérêts des deux parties », a-t-il martelé.
Le ministre russe des Affaires étrangères a également déclaré que Moscou œuvrera à instaurer un dialogue entre le Régime syrien et l’organisation terroriste YPG/PKK.
L’accord d’Adana entre Damas et Ankara dispose que la Syrie coopère activement et intégralement avec la Turquie dans la lutte contre le terrorisme. La Syrie est également appelée, par application de cet accord, à mettre un terme à toute forme d’appui à l’organisation terroriste PKK.
Cet accord stipule également que la Turquie dispose de son droit naturel de se défendre et de réclamer des « compensations justes » pour les pertes, humaines et matérielles, subies si la Syrie ne met pas immédiatement un terme à son soutien pour le PKK.
La Turquie dispose également du droit de « poursuivre les terroristes » à l’intérieur du territoire syrien, de 5 kilomètres, et à prendre les mesures sécuritaires nécessaires pour préserver sa sécurité nationale.