AA/ Conakry/ Boussouriou Bah
Le chef de file de l'opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo, a renoncé jeudi soir, à une rencontre prévue le lendemain avec le Président guinéen Alpha Condé.
L'entrevue qui était destinée à résorber la crise politique qui secoue depuis plusieurs semaines la Guinée, ne se tiendra pas, vendredi, selon l'ancien Premier ministre qui s'exprimait sur une radio publique française.
Diallo a invoqué des actes de violence contre l'opposition politique, qui a déploré, jeudi, la mort d'un jeune Guinéen, portant ainsi à 6 le nombre de morts, selon un bilan qui n'a pas été confirmé par les autorités guinéennes.
Outre un grand nombre de blessés et d'arrestations, les leaders de l'opposition ont été privés, jeudi, de tout mouvement.
"C'est du harcèlement ! Quand vous êtes observé à longueur de journée par des gens qui guettent le moindre de vos gestes, n'importe quelle personne frappant à votre porte, au mépris de toutes les lois de la république, c'est du harcèlement !", a déclaré Baidy Aribot, de l'Union des Forces Républicaines (UFR-opposition) á Anadolu.
L’opposition guinéenne appelle à l'inversion du calendrier électoral établi par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) qui prévoit la tenue de l’élection présidentielle le 11 octobre prochain et des locales dans le courant 2016. Pour l'opposition, le calendrier favorisera, en l'état actuel, les risques de fraudes lors de la présidentielle, les actuels élus locaux étant, selon elle, "acquis au régime."