AA - Genève - Nur Gülsoy
Le manque de consensus politique entre les pays membres empêche la solution des crises par l'entremise des l'Organisation des Nations Unies (ONU), a déclaré le Secrétaire général Ban Ki-moon.
La 28ème session du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU a débuté lundi à Genève, à laquelle Ban Ki-moon a participé en vidéoconférence.
"Les pays membres de l'ONU disposent des compétences et outils pour résoudre les crises. Cependant, le manque de consensus politique empêche le recours à ces éléments", a-t-il dit.
"J'appelle le Conseil des droits de l'Homme à s'unifier derrière des avancées réalistes afin de protéger ces droits.", a-t-il encore relevé.
Pour sa part, le haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, le prince Zeid al-Hussein a noté que "Certains dirigeants politiques sont persuadés qu'ils font face à une situation exceptionnelle que le droit n'admet pas. Le monde est devenu illogique. On pense 'pouvoir arrêter les gens arbitrairement et les torturer car les nouvelles donnes de guerre les permettent".
"On peut espionner ses propres citoyens car la lutte contre le terrorisme le nécessite. On peut exécuter les gens sans les juger car dans le cas contraire, ils me tueront'.", s'est-il exaspéré.
Zeid a souligné que le terrorisme, la mondialisation et la migration ne sont pas de nouvelles menaces: "Sommes-nous aussi bêtes à répéter nos erreurs du 20ème siècle?", s'est-il interrogé.
Il est prévu que le vice-ministre turc des Affaires étrangères Naci Koru s'exprime également lors de la réunion, en présence du Secrétaire d'Etat américain John Kerry, de son homologue russe Sergueï Lavrov, du chef de la diplomatie iranienne Jawad Darif et d'autres hauts dirigeants provenant de 90 pays.
La session durera quatre semaines et les représentants discuteront de 100 sujets différents. Les sessions se termineront le 27 mars.