AA - Athènes - Nur Gülsoy
Le Parlement grec a adopté l'accord conclu avec les créanciers européens du pays, dans le cadre du troisième plan de sauvetage de 86 milliards d'euros.
L'accord a été soumis au vote sous forme de projet de loi. Lors de la session organisée dans le Parlement à 300 députés, 297 députés ont participé au vote. 222 élus ont voté favorablement à l'accord, vendredi matin, au terme de discussions qui ont duré toute la nuit.
Cependant, 64 députés l'ont rejeté et 11 autres se sont abstenus.
La Banque centrale européenne (BCE) débloquera une partie du crédit de 86 milliards d'euros, aussitôt que l'accord adopté par le Parlement grec, sera également approuvé par l'Eurogroupe, durant la réunion d'urgence prévue pour plus tard dans la journée, ainsi que par les Parlements de certains pays membres.
La Grèce a d'abord besoin de 25 milliards d'euros pour pouvoir payer ses dettes à la BCE et au Fonds monétaire international (FMI), pour fournir du capital aux banques et pour payer les dettes internes de l'Etat.
L'accord que le gouvernement grec a dû accepter pour éviter la faillite, prévoit le maintien des impôts supplémentaires sur les biens immobiliers jusqu'en 2016, l'arrêt des subventions sur le carburant pour les ménages et le réajustement de certains impôts, la libéralisation de certaines professions et du marché énergétique.