AA / Benghazi (Libye) / Moaataz al-Majbri
Le Parlement libyen qui siège à Tobrouk (Est) a abrogé la loi sur l’exclusion politique et administrative interdisant à quiconque aurait travaillé sous le régime de Kadhafi de s’engager dans la vie politique et partisanepour une durée de dix ans.
Dans une déclaration faite, lundi, à Anadolu, Tarek al-Jarouchi, député au parlement libyen, a souligné que l’assemblée a «définitivement abrogé lundi la loi sur l’exclusion politique et administrative».
«Tous les Libyens sont égaux et il n’est pas possible d’exclure quiconque de l’exercice de la vie politique ou partisane, sauf les personnes ayant commis un crime », a ajouté le député.
Pour ce qui est des personnes impliquées dans des affaires de corruption ou dans des crimes et qui auraient officié sous le long règne de Kadhafi (43 ans), al-Jarouchi a relevé qu’il «appartient à la justice de trancher sur leur sort ».
« Quant aux autres, ils doivent bénéficier de leurs droits dans leur intégralité ».
Le Congrès National Général (ancien parlement d'obédience islamique qui a repris ses séances à Tripoli) avait adopté, le 15 mai 2013, la loi sur l’exclusion politique et administrative, qui avait fait l’objet de critiques multiples de la part d’activistes et d’hommes politiques en Libye.
Des militants des droits de l’Homme avaient, notamment, déploré l’adoption du texte «sous la menace des armes».
Ils faisaient allusion au siège imposé, à l’époque, par des milices armées aux ministères de la Justice et des Affaires étrangères, menaçant d’élargir le champ de leurs opérations à d’autres institutions en cas de retard accusé dans l’adoption de la loi en question.