AA - Paris - Bilal Muftuoglu
La chute du président syrien Bachar al-Assad et de son régime est essentielle pour combattre le terrorisme en Syrie et constitue le seul moyen pour garantir le succès de toute initiative de paix internationale, a déclaré Khaled Khodja, président de la Coalition nationale syrienne (opposition).
A l'issue de sa rencontre jeudi avec le président français François Hollande dans le cadre de sa visite dans la capitale française, Khodja a rejeté ce que des médias ont rapporté concernant le fait que la Coalition ne verrait plus la destitution d'al-Assad comme une condition préalable pour les pourparlers de paix.
''C'est très clair pour nous, le processus de négociation, du début jusqu'à la fin, repose et reposera toujours sur le départ de Bachar al-Assad'', a-t-il affirmé.
Khodja a indiqué à la presse qu'il est ''assez difficile'' d'accepter le plan proposé par Staffan de Mistura, l'envoyé spécial des Nations Unies (ONU) pour la Syrie, du fait que ''le régime syrien continue à violer les initatives de paix internationales''.
''Le régime syrien a promis qu'il respectera cette initiative mais il ne l'a pas fait, a poursuivi Khodja affirmant que le plan de Mistura n'a ''pas atteint un niveau qui puisse être accepté''.
Selon le leader de l'opposition en exil, l'initiative devra être améliorée en vue de ''mettre fin au bain de sang dans toutes les régions syriennes''.
Staffan de Mistura avait été désigné à ce poste en 2014 par le Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon pour trouver une solution pacifique au conflit en Syrie.
Le représentant de l'ONU travaille sur un plan qu'il avait annoncé en octobre dernier, qui prévoit la formation des zones de ''gel'' à Alep où les hostilités seront arrêtées afin de faciliter la livraison de l'aide humanitaire et l'établissement d'un processus politique au niveau local.
D'autre part, évoquant la récente visite non autorisée des parlementaires français à Damas, Khodja a indiqué que la position officielle française est identique à celle de la Coalition syrienne.
Le président français, le Premier ministre, Manuel Valls et le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, avaient condamné la rencontre avec al-Assad de la délégation composée du député Jacques Myard (Union pour un Mouvement Populaire, UMP), du sénateur UMP Jean-Pierre Vial, du député du Parti socialiste (PS) Gérard Bapt et du sénateur François Zochetto (Union des Démocrates et Indépendants, UDI).
''La France a toujours dit qu'il ne pouvait pas y avoir de dialogue avec un dictateur qui utilise de telles armes et est à l'origine d'une telle guerre'', avait assené le président français. Valls avait noté de son côté que la délégation parlementaire en visite en Syrie avait commis une ''faute morale''.