AA/ Paris/ Mirna Jamel
Le Président français, François Hollande, a dévoilé, samedi, un plan d’action global, avec une coopération africaine, pour confronter le groupe nigérian Boko Haram qui prend en otage plus de deux cent filles nigérianes.
« Nous avons élaboré un plan global à moyen et à long terme de coordination et d’échange d’informations ainsi que de surveillance des frontières pour faire face au groupe Boko Haram », a déclaré Hollande lors de la conférence de presse tenue, à Paris, à la clôture du sommet africain pour la sécurité au Nigéria.
Le Président français n’a pas détaillé ce plan ni avancé de date pour sa mise en œuvre.
Hollande a présidé le sommet qui auquel ont pris part le Président du Nigéria Goodluck Jonathan et des chefs d'Etat de pays africains voisins, notamment le Bénin, le Niger et le Cameroun. Ont participé également, à ce sommet, l’adjointe du Secrétaire d’Etat américain, le chef de la diplomatie britannique William Hague, le Président du Conseil européen, Herman Van Rompuy et le Secrétaire général exécutif des actions extérieures de l’Europe, Pierre Vemun.
« Boko Haram est une organisation terroriste affiliée au réseau d’Al-Qaïda et constitue un menace majeure pour les pays du Centre et de l’Ouest-africain », a soutenu Hollande.
Ce sommet à Paris a pour objectif de renforcer la coopération entre les pays de la sous-région pour lutter contre le groupe Boko Haram, selon le communiqué de l’Elysée.
« Boko Haram n’est plus un mouvement local. Il s’est transformé en composante du réseau d’Al-Qaïda », a déclaré pour sa part le Président nigérian, Goodluck Jonathan. Il a loué, à cette occasion, l’engagement du Président français pour la paix et la stabilité en Afrique.
« Nous sommes ici à Paris pour déclarer la guerre à Boko Haram », a soutenu le président camerounais Paul Biya, dans une forte déclaration.
Ce sommet s’inscrit dans le cadre de la mobilisation internationale contre le groupe Boko Haram, notamment après l’enlèvement des lycéennes.
La participation n’a pas été élargie à tous les pays du Sahel, a justifié une source de l’Elysée, pour se concentrer sur Boko Haram et rien que Boko Haram.
D’après le communiqué final, dont Anadolu a eu clopie, les participants se sont accordés à privilégier une coopération régionale et internationale basée sur l’échange d'nformations, la surveillance des frontières et la lutte contre le trafic d’armes.
Une réunion sera tenue à Londres, le mois prochain, pour le suivi de ce plan.