Halit Süleyman,Selen Tonkuş
21 Octobre 2015•Mise à jour: 22 Octobre 2015
AA - Ankara - Tuncay Çakmak
Les actions de la branche syrienne du PKK en Syrie, le PYD (Parti d’Union Démocratique), visant à forcer les populations Turkmènes er Arabes entre Kobané et Afrin à quitter la région, inquiètent sérieusement les observateurs.
Après les contrôles de ces deux cantons, le YPG a annoncé que Tel Abyad était un nouveau canton sous son contrôle. Dans les cas où il entreprendrait d’attaquer la zone à l’ouest de l’Euphrate, il y aurait un risque important de voir des milliers de nouveaux réfugiés s’orientent vers la Turquie.
Depuis la prise de Tel Abyad des mains de Daesh en juin dernier, le PYD a élargi son champ de contrôle vers l’ouest.
L’organisation cherche à regrouper Kobané et Afrin, mais la zone est en partie sous le contrôle de Daesh et une autre sous celui de l’opposition syrienne.
Depuis la prise de Tel Abyad, le PYD oblige les Turkmènes à quitter la région sous la menace, affirmant que dans le cas contraire, les avions de la coalition internationale frapperaient leurs villages.
D’après le rapport publié le 13 octobre par Amnesty International, le PYD viole les droits des populations Turkmènes et Arabes de la région, et commet des crimes de guerre. Ces accusations, démontrées par des preuves irréfutables, ont eu un grand écho dans la communauté internationale.
Mercredi, le PYD a annoncé que Tel Abyad est son nouveau canton. Les sources locales estiment que la prochaine étape du PYD est d’avancer à l’ouest de l’Euphrate.
Au nord d’Alep, dans le secteur de Azez-Cerablus proche de la Turquie, vivent 961 000 personnes dont 78% sont Arabes, 15% Turkmènes et 7% Kurdes.
Le membre de l’Assemblée des Turkmènes de Syrie, Ekrem Dede, a déclaré au correspondant de l’AA, que le PYD peut à tout moment attaquer Cerablus.
Selon Dede, le PYD va utiliser les armes fournies par la coalition internationale pour combattre Daesh à Rakka, afin de' contrôler le nord d’Alep et d’y créer une zone kurde.
«Le PYD dit, ‘quitter cette zone, seuls les Kurdes vont y vivre, les autres partez’, a-t-il affirmé. De très nombreux réfugiés vont s’orienter vers la Turquie. C’est très dangereux. Des centaines de milliers de personnes peuvent vouloir rejoindre la Turquie. Il est urgent que la zone soit libérée de la présence de Daesh et qu’une zone de sécurité soit créée» a précisé Dede.