AA - Vienne - Nur Gülsoy
Fuyant les conflits et la pauvreté dans leur pays d'origine, environ 5 000 demandeurs d'asile arrivés en Autriche vivent dans de mauvaises conditions dans le centre où ils ont été installés.
Le camp à Traiskirchen, dans l'est du pays, a une capacité d'accueil de 2 300 lits seulement, obligeant certains demandeurs d'asile de passer leur nuit dans le jardin.
Selon l'organisation non-gouvernementale Amnesty International (AI), les conditions de vie dans ce centre d'accueil pour les réfugiés, sont "inhumaines".
Les demandeurs d'asile qui passent la nuit dans le jardin, doivent passer leur jour dans les parcs et rues de la ville. La plupart viennent de Syrie, d'Irak, d'Afghanistan et de la Somalie, et reçoivent de l'aide des Autrichiens, des églises et des organisations de la société civile.
Interviewés par l'Agence Anadolu, des demandeurs d'asile ont noté que les repas dans le centre ne sont pas bons, et que les responsables les maltraitent.
Les droits de l'Homme sont gravement violés dans ce camp, et plus d'un millier de personnes sont forcées à passer la nuit en plein air à cause de mauvaises conditions, selon le rapport de l'Amnesty, publié le 18 août courant.
Les responsables ont estimé, pour leur part, que les problèmes sont "inévitables" car les demandeurs d'asile forcent la capacité du camp.
Le gouvernement fédéral critique les gouvernements fédérés de ne pas coopérer, d'où la persistance des problèmes. Le gouvernement fédéral souhaite répartir les demandeurs d'asile sur les différents Etats selon des quotas, mais ceux-ci le refusent. Le Parlement autrichien prévoit de ce fait, d'adopter un amendement constitutionnel qui obligera les Etats à accueillir ces personnes.
Plusieurs responsables américains et européens montrent la Turquie comme un pays exemplaire à ce sujet.
Le porte-parole de la Maison Blanche, Josh Earnest avait apprécié la politique que mène la Turquie vis-à-vis de l'accueil des réfugiés: "il y a des pays dont il faut apprécier les efforts à assurer les besoins humanitaires fondamentaux. Par exemple, le peuple turc a accueilli plus d'un million de Syriens. Le gouvernement et le peuple turcs ont fourni des sources importantes pour leur besoin."
La rapporteur du Parlement européen sur la Turquie, Kati Piri avait estimé, pour sa part, qu'il est honteux pour l'Union européenne (UE) de ne pas avoir pu trouver une place pour les 20 000 demandeurs d'asile, alors que la Turquie en accueille deux millions.
Alors que les pays de l'UE discutent de la mise en place d'un système de quotas pour les demandeurs d'asile, la Turquie en accueille des millions depuis quatre ans.