AA - Paris - Bilal Muftuoglu
Les frappes des forces aériennes françaises en Syrie contre Daech relèvent du principe de la "légitime défense", a estimé mercredi le président français François Hollande.
"Les éventuelles frappes sont liées à une adaptation qui relève du droit à la légitime défense puisque des menaces, en particulier venant de la Syrie et de Daech, concernent directement la sécurité de la France", a rapporté le porte-parole du gouvernement français, Stéphane Le Foll, s'appuyant sur la déclaration de Hollande au Conseil des ministres de ce mercredi.
"La ligne de la France, c'est adapter la politique qui a été conduite jusqu'ici dans le cadre de la coalition en Irak à la Syrie, dans le cadre de l'article 51", a poursuivi Le Foll, se référant à l'article 51 de la Charte des Nations unies (ONU) qui exonère l'Etat membre de l'ONU de toute intervention du Conseil de sécurité fait l'objet d'une "agression armée".
La France frappera les positions de Daech en Syrie "dans les prochaines semaines, dès que nous aurons des cibles identifiées", a annoncé plus tôt dans la journée, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian.
D'autre part, le Premier ministre Manuel Valls, avait déclaré mardi devant l'Assemblée nationale que le gouvernement français est prêt à soutenir une opération terrestre en Syrie, "si une coalition de pays de la région se formait pour aller libérer la Syrie de la tyrannie de Daech".