AA/Zamboanga (Philippines)/ Hader Glang
Le Secrétaire d’Etat philippin à la Défense a minimisé, jeudi, les menaces du groupe armé extrémiste Abu Sayaff de décapiter un des deux otages allemands détenus dans le sud du pays depuis avril.
Dans une interview jeudi, sur les ondes de la radio philippine DZMM, le Secrétaire d’Etat philippin à la Défense, Voltaire Gazmin, a déclaré que le gouvernement philippin ne cèdera pas à la demande d’une rançon de 250 millions de pesos [5,6 millions de dollars US] d’Abu Sayaff.
La veille, un message posté sur un compte Twitter attribué au groupe extrémiste avait indiqué : « Abu Sayaff déclare #Manille doit payer 250 millions de pesos, # l’Allemagne doit arrêter de soutenir les Etats-Unis dans leur guerre contre #l’EIIL » faisant référence aux frappes aériennes des Etats-Unis contre l’EIIL en Syrie.
Une photographie accompagnant le message montrait des hommes armés masqués, dont l’un faisant le geste de frapper le couple allemand, précédemment kidnappé aux Philippines, avec un « bolo », couteau local similaire à une machette.
Gazmin a affirmé jeudi, que le gouvernement philippin « ne négocie pas avec les terroristes ». « Nous continuerons à les réprimer » a assuré le Secrétaire d’Etat.
Viktor Okonek, 71 ans, et son épouse Herike Diesen, 55 ans, ont disparu, le 14 avril, près de l’Etat de Sabah, en Malaisie. Leur yacht avait été retrouvé plusieurs jours plus tard, par les autorités, convaincues depuis, que les deux ressortissants allemands ont été emmenés sur l’île de Sulu, bastion d’Abu Sayaff.
Deux ornithologues amateurs européens, une femme d’affaires sino-philippine et sa fille, et un Casque bleu malaisien seraient encore détenus par le groupe armé affilié à Al-Qaïda.