Mohammed Tahiri
14 Décembre 2017•Mise à jour: 15 Décembre 2017
AA/Rabat / Mohammed Tahiri
Les présidents des parlements arabes réunis jeudi en session extraordinaire à Rabat ont annoncé retiré le parrainage du processus de paix aux Etats-Unis, en réaction à la décision de Washington de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël.
L'annonce a été faite dans la déclaration finale de la session extraordinaire du sommet des présidents des parlements arabes qui s'est tenue jeudi à Rabat, la capitale du Maroc, pour discuter de la décision américaine.
La déclaration lue par le secrétaire général de l'Union parlementaire arabe, Fayez Al Shawabkeh, lors de la clôture de la session, a indiqué que les présidents des parlements arabes et leurs représentants, "rejettent totalement la décision du président américain".
La déclaration a souligné le refus ferme des présidents des parlements arabes de toute atteinte au statut juridique, politique et historique de Jérusalem, la ville palestinienne occupée.
La même déclaration a considéré "invalide et illégale, la reconnaissance par les Etats-Unis de Jérusalem occupée comme capitale de l'Etat d'occupation israélien et le transfert de son ambassade à la ville Sainte".
Les présidents des parlements arabes ont pris la décision "d'exclure les États-Unis, en tant que pays-parrain, du processus de paix et ce, pour avoir enfreint la légitimité et le droit internationaux, et choisi d'être partie et non juge tel qu'il se devait".
La déclaration de la session extraordinaire du sommet des présidents des parlements arabes a réitéré que Jérusalem est la capitale de l'État de Palestine et a appelé les gouvernements arabes à activer cette décision.
Les présidents des parlements arabes ont également décidé "de créer une commission parlementaire dont la mission sera d'assurer des visites et les contacts avec l'Union interparlementaire et des groupes géopolitiques et parlements continentaux et régionaux".
Ces visites visent à "sensibiliser à la gravité de la décision américaine et ses conséquences pour la paix au Moyen-Orient et pour le statut de Jérusalem et ses lieux saints islamiques et chrétiens, ainsi que faire œuvre commune pour maintenir le statu quo de Jérusalem reconnu au niveau international".
Les parlementaires ont aussi convenu de déployer les efforts nécessaires à la construction d'un siège pour le Conseil législatif palestinien à Jérusalem.
Ils ont réitéré leur soutien au droit du peuple palestinien à la résistance, à la lutte légitime pour se débarrasser de l'occupation israélienne, et l'obtention de son droit au retour et l'établissement d'un Etat indépendant sur la base des frontières du 4 Juin 1967 et avec Jérusalem comme capitale.