AA/Bangkok (Thaïlande)/ Arnaud Dubus
La junte thaïlandaise a levé, vendredi, le couvre-feu à travers le pays, en déclarant que la situation est retournée à la normale et que les violences ont cessé en Thaïlande.
Le couvre-feu imposé au pays entier, de minuit à quatre heures du matin, par l’armée suite au coup d’Etat militaire du 22 mai dernier, avait été précédemment levé dans 25 des 77 provinces du pays, en majorité touristiques. Il était cependant encore en place à Bangkok, provoquant le mécontentement des propriétaires de bars et de restaurants désirant tirer bénéfice de la Coupe du Monde de football 2014.
En raison du décalage horaire entre la Thaïlande et du pays organisateur du Mondial, le Brésil, la plupart des matchs sont diffusés, en direct, durant la nuit dans le royaume.
Durant son discours télévisé habituel du vendredi, le général Prayuth Chan-ocha, principal instigateur du coup d’Etat militaire, a déclaré qu’il « envisageait de lever le couvre-feu dans toutes les régions aussitôt que possible ».
Quelques minutes après la fin de l'allocution télévisée du militaire de haut rang, un ordre émanant de la junte a confirmé la levée de la mesure sécuritaire.
Chan-ocha a annoncé, plus tôt vendredi, qu’un « gouvernement d’intérim sera formé en août, ou, au plus tard, en septembre ». Le Commandant en chef de l'Armée thaïlandaise a également assuré que d’ici là une Constitution aura déjà été rédigée et une Assemblée nationale législative, formée, ouvrant ainsi la voie à des élections « pleinement démocratiques », une année plus tard.
Des gouvernements étrangers, menés par les Etats-Unis et des pays européens, ont dernièrement fait pression sur la junte thaïlandaise pour qu’elle fixe précisément un calendrier politique.
Le Général Prayuth Chan-ocha a mené un coup d’Etat militaire, le 22 mai, à la suite de plus de six mois de violentes protestations menées par des partisans anti-gouvernementaux et pro-gouvernementaux.