AA / Beyrouth / Jad Yatim
Les forces sécuritaires libanaises ont interpellé, mercredi, un groupe de militants de la société civile, qui tentaient d’écarter les barrières métalliques placées par les autorités pour bloquer les routes menant au Parlement, dans le Centre de la capitale Beyrouth.
Le siège du parlement libanais abrite, mercredi après-midi, un deuxième round du «Dialogue national».
Les activistes pacifiques ont réussi à arracher les barrières au niveau d’une des rues adjacentes à la place des Martyrs, à proximité du siège du journal «Ennahar» et essayé d'atteindre le siège du parlement, selon le correspondant d’Anadolu
Cependant, ils ont été violemment bloqués, affirme la même source, par les unités de la police antiémeutes qui ont arrêté plusieurs parmi eux.
Des renforts ont été dépêchés sur les lieux, alors que les activistes, en colère, lançaient des appels aux citoyens pour qu'ils les rejoignent.
Le premier round du «Dialogue national», organisé à l’initiative du président du Parlement, Nébih Berri, s’est tenu, mercredi dernier.
Le Dialogue, auquel participent les présidents des blocs parlementaires et les différentes forces politiques du pays, discute de la vacance présidentielle et examine une nouvelle loi électorale ainsi que les autres crises qui secouent le pays, dont celle de l’amoncellement des déchets.
Le Liban vit une vacance au niveau du poste du président de la République depuis la fin du mandat de son ancien détenteur Michel Sleiman, en date du 25 mai 2014. Au terme de 28 séances, le parlement a échoué à élire un nouveau président à cause des profondes divergences politiques et partisanes.
Depuis le 22 août dernier, Beyrouth est le théâtre de manifestations quotidiennes auxquelles prennent part des dizaines de milliers de personnes, sous l'impulsion des organisations de la société civile qui protestent contre «la corruption au sein du gouvernement qui néglige les besoins fondamentaux des citoyens».
La crise de l’amoncellement des ordures dans la capitale libanaise a constitué la première étincelle d’un mouvement protestataire qui s’est élargi et étendu son cercle de revendications, jusqu’à la «chute du régime et la démission du ministre de l’Environnement Mohamed al-Machnouk ».