AA / Benghazi (Libye) / Moaataz al-Majbri
Deux civils ont été tués et un troisième a été blessé des suites de la chute aléatoire d’un obus sur leur véhicule, au cours de bombardements mutuels entre les forces du général libyen à la retraite Khalifa Haftar et des phalanges relevant de l’Etat-major de l’armée, dans la ville de Benghazi, située à l’Est du pays.
Une source médicale a indiqué à l’agence Anadolu que l’hôpital de Benghazi a admis, au cours des premières heures du jeudi, « les corps carbonisés de deux jeunes tués après la chute d’un obus sur leur véhicule dans la zone de Haouari à proximité du siège de la phalange du 17 février ».
La source médicale, qui s’exprimait sous couvert de l’anonymat, a ajouté qu’un troisième jeune, « grièvement blessé » a été également admis à l’établissement hospitalier.
Le responsable médical n’a pas précisé « le lieu d’où avait été lancé l’obus ». Il a, cependant, souligné, citant les secouristes qui étaient sur place, « De nombreux obus sont tirés de manière aléatoire dans la zone après que les forces du général Haftar ait ciblé un campement des phalanges du 17 février ».
« Les membres de la phalange ont riposté à l’attaque de Haftar en lançant des roquettes », a-t-il encore indiqué, en citant les secouristes.
La ville de Benghazi est toujours en proie, jeudi matin, à des affrontements entre les forces de Hafatr et les phalanges proches de l’armée libyenne.
La plus grande ville de l’Est de la Libye est l’objet d’une détérioration sécuritaire à l’issue d’accrochages armés enclenchés, au courant du mois de mai dernier, entre des forces relevant du général libyen à la retraite Khalifa Haftar et des combattants d’obédience islamique et des révolutionnaires proches de l’Etat-major de l’armée, dans une tentative de faire main basse sur la ville, ce qui a fait des dizaines de victimes entre tués et blessés, selon des sources médicales officielles.