AA – Bruxelles – Naz Altinsoy
Alors que les chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de l’Union européennes discutent de la candidature de l’ex-Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker pour la fonction de président de la Commission, contre l'avis du Royaume-Uni qui s’y oppose fermement.
Le Premier ministre britannique David Cameron a clairement affirmé que Juncker "est la mauvaise personne", à l’occasion de la deuxième journée du sommet de l’UE. Cependant, les pays tels que la Suisse et les Pays-Bas, qui le soutenaient auparavant semblent avoir changé d’avis. Seul le Premier ministre hongrois Viktor Orban continue de soutenir son homologue britannique.
Le traité de Lisbonne, conçu comme la constitution de l’Union, exige une majorité qualifiée des pays membres. L’opposition du Royaume-Uni et de l’Hongrie n’aura donc aucun impact. Cependant, si les membres procèdent au vote, la question de l’adhésion de Londres à l’UE sera à l'ordre du jour.
La presse britannique affirme, de son côté, que la montée de l’extrême droite aux dernières élections parlementaires européennes impose une réforme au sein de l’UE mais que Juncker, soutenant l’attribution de plus de pouvoirs à l’Union, n’est pas la bonne personne pour cette fonction.
Juncker est issu du Groupe du Parti populaire européen (PPE), il dispose de 221 sièges au Parlement européen sur un ensemble de 751. Pour être élu président de la Commission, le candidat doit recueillir la moitié des voix plus une, c’est-à-dire la majorité absolue. Juncker aurait donc besoin de 376 voix.