"Nous suivons de près la situation, nos yeux ne sont pas fermés sur ce qui se passe à Arakan", déclare la porte-parole de la diplomatie européenne, Maja Kocijancic
Mona Saanouni
29 Août 2017•Mise à jour: 30 Août 2017
Brussels Hoofdstedelijk Gewest
AA/Bruxelles/Serifa
L’Union européenne affirme suivre de près les événements dans l’Etat d’Arakan dans l’ouest du Myanmar, et qualifie la situation d'inquiétante.
En réponse à la question du correspondant d’Anadolu sur si l’Union européenne prévoit la publication d’un communiqué sur ce qui se passe à Arakan ou si elle préfère plutôt se focaliser sur les relations avec le gouvernement du Myanmar et fermer les yeux sur les massacres des musulmans d’Arakan, la porte-parole de la diplomatie européenne, Maja Kocijancic, a déclaré :«Nous suivons de près la situation, nos yeux ne sont pas fermés sur ce qui se passe à Arakan»
Kocijancic a ajouté, lors d’une conférence de presse tenue mardi à Bruxelles, «Nous avons présenté des propositions afin de calmer la situation, dans la lettre émise le 25 août. Nous croyons que les évolutions sont inquiétantes, nous appelons à la maîtrise de soi ».
L’armée du Myanmar a commis, au cours des derniers jours, des violations graves des droits de l’homme, dans le nord d’Arakan, à savoir l’utilisation excessive de la force contre les musulmans rohingyas, selon des rapports médiatiques.
Le Conseil Européen Rohingya (CER) a annoncé lundi qu’entre deux mille et trois mille musulmans avaient été tués dans les attaques de l'armée birmane sur la province d'Arakan, en moins de trois jours.
Les attaques surviennent deux jours après que l’ancien secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan a transmis au gouvernement birman le rapport final d’une enquête sur les violations subies par les musulmans Rohingya dans l'État d'Arakan, dans le sud-ouest de Myanmar.