Saida Charafeddine
05 Février 2016•Mise à jour: 05 Février 2016
AA/Washington/Atheer Kanan
Le porte-parole de la Maison Blanche, Josh Earnest, a déclaré jeudi que son pays «attribue la responsabilité des attaques contre les civils [en Syrie] en premier lieu au régime d’al-Assad, mais ceux qui soutiennent ce régime, y compris la Russie, ont aussi une part de responsabilité».
Il a ajouté lors de son point de presse du jeudi: «Nous avons longtemps exprimé notre profonde inquiétude à l’égard de la manière dont le régime d’al-Assad cible les civils habitant les régions du pays sous le contrôle de l’opposition.»
«Cette inquiétude a été également, exprimé par les représentants de l’opposition syrienne lors des discussions de Genève», a-t-il dit, précisant en outre que «ces inquiétudes ont des bases solides.»
Dans le même registre, le porte-parole du Département d’Etat américain, John Kirby, a exprimé la volonté de Washington de voir «les actions de l’armée russe en Syrie cibler et se concentrer exclusivement sur Daech à la place des groupes de l’opposition.»
«Jusqu’à tout dernièrement nous recevions des signes contradictoires [de la part de la Russie]» a dit le porte-parole, faisant allusion aux agissements de la Russie en déclarant, d’une part, sa volonté de parvenir à une solution politique en Syrie et à instaurer un cessez-le-feu; et de soutenir de l’autre, al-Assad dans les bombardements des civils.»
Selon la Coalition nationale des forces de la révolution et de l’opposition syrienne, le nombre des victimes parmi les civils en Syrie a atteint 1730 depuis le début de l’intervention aérienne de la Russie à la fin de septembre dernier.
Kirby a souligné, en outre, que le Secrétaire d’Etat américain a discuté mercredi avec son homologue russe Sergueï Lavrov des pourparlers de Genève sur la Syrie, et que Lavrov avait «insisté sur l’importance de trouver une solution politique à ce conflit et à agir afin de parvenir à un cessez-le-feu.»
Les discussions de Genève qui ont commencé le 29 janvier dernier sous les hospices de l’Envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, ont été provisoirement suspendues, mercredi dernier, à cause de la recrudescence des violences en Syrie. La reprise de ces pourparlers est prévue pour le 25 février courant.