AA - Washington - Bilal Muftuoglu
La Maison Blanche a regretté lundi de ne pas avoir envoyé un responsable de premier plan à la marche républicaine de Paris, organisée dimanche dernier en solidarité avec les victimes des attentats ayant fait 17 morts, la semaine dernière en France.
''Nous aurions dû envoyer quelqu'un de plus haut niveau'', a avoué Josh Earnest, le porte-parole de la Maison Blanche.
Le rassemblement avait été décidé vendredi soir à la suite des attaques terroristes séparées dans les environs de Paris entre mercredi et vendredi.
Les Etats-Unis n'avaient pas assez de temps pour répondre aux ''besoins de sécurité considérables'' afin que le président Barack Obama puisse participer à la marche, selon Earnest.
''Les besoins de sécurité concernant une visite présidentielle ou même celle du niveau du vice-président sont onéreux et considérables. Et dans ce cas-là, ils ont un impact considérable sur d'autres citoyens qui essaient de participer à un tel rassemblement public'', a poursuivi le porte-parole.
Le président français François Hollande a invité les dirigeants internationaux à assister au rassemblement. Près de 50 figures politiques, dont la chancelière allemande Angela Merkel, le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu, le président palestinien Mahmoud Abbas et le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou ont assisté au rassemblement, avec des citoyens français dont le nombre est estimé entre 1 et 3 millions.
Les Etats-Unis ont été représentés par leur ambassadrice en France, Jane Hartley. Le procureur général américain Eric Holder, initialement attendu à la marche, a finalement participé dimanche à une conférence sur la sécurité à Paris.
La Maison Blanche avait fait l'objet de critiques sur les réseaux sociaux et par les médias, qui ont considéré la faible représentation comme une rebuffade.