AA/Bamako/Baba Ahmed
La Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) a annoncé suspendre sa participation au comité de suivi de l'accord de paix, ont indiqué lundi des médias locaux.
Selon le quotidien "Mali Actu", Sidi Brahim Ould Sidati, un porte-parole de la CMA a précisé que "celle-ci se retire du comité de suivi de l'accord jusqu'à ce que le Groupe armé d'autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia-pro Bamako), quitte la ville d'Anéfis ( à 120km au sud-ouest de Kidal dans le nord du pays)", dont il a pris le contrôle le 18 août dernier à l’issue de trois jours de violents affrontements avec les éléments de la CMA.
Il n'a pas cependant précisé si cette décision pourrait être suivi d'un retrait total de l'accord de la part de la CMA, qui regroupe la plupart des groupes Touaregs du nord Mali.
Le comité de suivi de l’accord de paix, dirigé par l'Algérie, avait été mis en place en juin dernier, pour superviser la mise en application de cet accord signé, d’abord, par le gouvernement malien le 15 mai, et ensuite par des groupes de la rébellion le 20 juin dernier.
Cet accord, censé mettre fin aux violences dans le nord du pays, n'a pas réussi à atteindre cet objectif. Ainsi de nouveaux accrochages ont opposé, le 15 août dernier, des groupes armés pro-gouvernementaux aux éléments de la CMA près de Kidal, faisant 10 morts selon l'ONU.
Pour maîtriser la situation et faire baisser la tension, la mission de l'ONU au Mali a décidé la mise en place, à partir du 18 août, d’une « zone de sécurité » autour de Kidal.
La médiation et la Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA) ont, en outre, organisé, dimanche, à Bamako, une réunion de crise regroupant les autorités maliennes et les différents groupes armés du nord du pays.
Le but étant de trouver une issue à la crise et ramener les différentes parties maliennes à la table du dialogue.
Rien n’a, toutefois, été communiqué jusqu'à 10h15 GMT, lundi, sur l’issue de ces concertations, par aucune des parties participantes.
Des sources proches du dossier, ont, cependant, rapporté à Anadolu que les groupes pro-Bamako n'ont nullement l'intention de quitter la ville d'Anéfis.
Le Groupe armé d'autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia, pro-Bamako) et la CMA font partie des signataires de l'accord de paix.