Selen Tonkuş,Halit Süleyman,Mohamad Misto
30 Septembre 2015•Mise à jour: 30 Septembre 2015
AA - Ankara
Le soutien de Moscou au régime de Bachar al-Assad en Syrie, prend une nouvelle dimension avec la décision du Kremlin d’apporter une aide militaire ruse à Damas.
Depuis plus d’un mois, les forces russes transfèrent armes et munitions en Syrie. Moscou a ravitaillé la Syrie en passant par l’Irak et l’Iran, son principal autre partenaire dans le soutien au régime syrien.
Depuis le début du conflit syrien en 2011, la Russie soutient le régime de Damas.
Mais l’affaiblissement d’al-Assad pousse Moscou à intervenir plus directement.
Officiellement, Moscou souhaite soutenir le régime contre le terrorisme, notamment face à Daesh.
Cependant, la communauté internationale et les opposants aux régimes s’inquiètent de cette nouvelle donne.
Le risque que les forces russes visent également les opposants au régime n’est pas à prendre à la légère.
Moscou vient d’annoncer que des opérations aériennes seront prochainement menées par les avions russes en Syrie.
Lors de la 70ème session de l’Assemblée Générale de l’ONU, Vladimir Poutine, a choisi de mettre la pression sur la communauté internationale, particulièrement sur les Etats-Unis, en appelant à une nouvelle coalition contre le terrorisme en Syrie.
Le Kremlin ne souhaite pas rejoindre la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis, à laquelle la Turquie participe activement.
Après les désaccords survenus lors de la rencontre entre Poutine et Obama à New York, le parlement russe a accepté, mercredi, de permettre à l’armée russe de mener des opérations à l’extérieur des frontières du pays.
Moscou défend sa position en affirmant que l’alternative à al-Assad est «l’islamisme terroriste radical», en référence à Daesh.
La Russie s’inquiète du risque de voir des militants de Daesh rejoindre le Caucase et soutenir les opposants à la Russie dans la région.
Les experts estiment qu'en cas de reprise des négociations sur le dossier syrien, Moscou cherche à renforcer la position de al-Assad.
Dans ce contexte, l’opposition syrienne craint le pire.
Certains groupes affirment que les interventions russes en faveur du régime syrien ont déjà débuté et que certaines bases de l’opposition ont été ciblées.
On parle de massacres réalisés à Alep il y a quelques jours avec des armes plus performantes que celles que possède le régime, insinuant ainsi que les russes seraient responsables de ces attaques.
Les opposants demandent à la communauté internationale de prendre des mesures pour contrer la nouvelle politique de Moscou.