Hatem Kattou
22 Novembre 2017•Mise à jour: 22 Novembre 2017
AA/Jérusalem/ Abdel Ra'uof Arnaout
Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, a déclaré que l’obstacle devant «la propagation» de la paix dans la région, provient de l’hostilité des peuples arabes envers Israël et non de leurs dirigeants.
C’est ce que Netanyahou a déclaré, dans une allocution, dont Anadolu a eu copie, devant le Knesset (parlement israélien) lundi, à l’occasion du 40ème anniversaire de la visite de l’ancien président égyptien défunt, Anouar al-Sadate, en Israël.
Le Premier ministre israélien a précisé que « le plus grand obstacle à la propagation de la paix n’est pas liée aux dirigeants des pays voisins mais à l’opinion publique arabe, soumise pour de longues années à un lavage de cerveau, et qui présente une fausse idée subjective sur Israël ».
Il a précisé que « c’est difficile, après des dizaines d’années, de se débarrasser de cette idée et de présenter la face belle et réelle d’Israël ».
Evoquant les relations israélo-égyptiennes, Netanyahu a considéré qu’elles « sont à leur apogée à l’ère du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi », précisant que les deux pays avaient établi des canaux de communication directs pour préserver la sécurité de l’Egypte et celle d’Israël.
Il a poursuivi que sa dernière visite à New York, au cours de laquelle il avait rencontré al-Sissi, avait renforcé ces relations et que « nous tenons à élargir le spectre de la paix pour qu’il englobe d’autres pays, à part nos voisins palestiniens ».
Netanyahu a, d’une autre part, critiqué les palestiniens, indiquant que « je regrette de ne pas avoir encore rencontré un ‘Sadate palestinien’ qui annoncera sa volonté de mettre fin au conflit et de reconnaître l’Etat juif ».
L’ancien président égyptien, Mohammed Anouar al-Sadate, avait visité Israël le 19 novembre 1977, à la surprise générale, et avait prononcé un discours devant le parlement israélien.
Le Premier ministre israélien a considéré, quant à la visite de Sadate, que celle-là était une sorte de « percée » dans l’histoire du Moyen-Orient, ayant permis d’établir un canal direct de communication entre la communauté arabe et l’Etat juif.
Le politicien israélien a, entre autres, mis l’accent sur la nécessité de renforcer l’interaction entre les deux peuples, assurant que la paix entre Israël et l’Egypte «est constante, stratégique et utile pour les deux pays, malgré les crises».
Il a souligné, dans ce contexte, que la paix avec l’Egypte «a été perturbée mais a surmonté les entraves à l’ère de l’ancien président Mohammed Hosni Moubarak».
Netanyahou a ajouté, d’un autre côté, que la plus grande menace contre la région « est engendrée par l’Islam extrémiste et violent, dirigé par l’Iran, d’une part, et par Daech d’autre part ».
« Plusieurs pays arabes admettent que la menace contre le Moyen-Orient ne provient pas d’Israël, étant donné que c’est l’élément le plus modéré et responsable et qui lutte fermement contre cette menace, à leur côté », a-t-il relevé.
Il a critiqué, dans son discours, « le nombre limité de députés israéliens présents à cette occasion très importante».