AA/Beyrouth/Jad Yatim
«J’ai souhaité, pour ma première visite au Liban, m’informer sur la situation des réfugiés syriens dans le pays» a affirmé le Premier ministre britannique David Cameron, lundi, lors d'une visite-surprise de quelques heures, dans la capitale libanaise, Beyrouth.
Il a déclaré, lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue libanais, Tammam Salam, tenue au siège du gouvernement: «La situation humanitaire en Syrie fait monter la pression sur le Liban, en particulier dans le secteur de l’Education. C’est pourquoi la Grande-Bretagne a augmenté son aide financière pour assurer la nourriture, et soutenir l’enseignement».
Cameron, a, par ailleurs, salué «la générosité des Libanais» qui ont «accueilli les réfugiés depuis quatre ans», les remerciant d’assumer cet «immense fardeau».
Il a indiqué que son pays «fournit 30 millions de livres sterling (environ 45 millions de dollars US) au secteur de l’éducation au Liban» soulignant que la Grande-Bretagne maintiendra cette aide durant les «prochaines années».
«La présence de Daech à 100 km de vos frontières, est un danger», a-t-il affirmé, confirmant le soutien accordé aux forces de sécurité et à l’armée libanaise dans la lutte contre ce danger.
De son côté, Tammam Salam a indiqué que «cette visite intervient à un moment difficile, dans la région et en Europe», soulignant que «le Liban est sur la ligne de front face aux crises» et que le Liban compte «1,5 million de réfugiés syriens».
Le chef du gouvernement libanais a regretté «la baisse des aides internationales qui n’ont pas atteint le niveau souhaité, au Liban », soulignant, toutefois, que «la Grande-Bretagne a contribué à soutenir le Liban dans la lutte contre le terrorisme, et en matière d’Education».
«Nous avons convenu avec monsieur Cameron que la crise des réfugiés, qui a atteint le cœur de l’Europe, ne s’arrêtera qu’avec un règlement politique mettant fin à la guerre en Syrie» a-t-il déclaré.