Bayram Altuğ
06 Mars 2018•Mise à jour: 06 Mars 2018
AA / Genève / Bayram Altug
L'Organisation des Nations Unies (ONU), a déclaré que les actes commis par le Régime de Bachar al-Assad dans la Ghouta orientale de Damas, tels que les attaques chimiques, les bombardements contre la population civile et le blocage de l’aide humanitaire, constituaient des crimes de guerre.
Le rapport de la Commission d'enquête internationale indépendante sur la Syrie (relevant du Conseil des droits de l'homme de l'ONU) dévoilé mardi rapporte d’ailleurs ces actes et les autres violations commises en Syrie entre juillet 2017 et janvier 2018.
Lors d’une conférence de presse tenue à l’occasion de la publication du rapport de l’enquête, le président de la Commission, le Brésilien Paulo Sergio Pinheiro, a indiqué que son équipe avait reçu beaucoup de rapports confirmant l'utilisation par le Régime de Bachar al-Assad du gaz du chlore contre les civils dans les zones contrôlées par l’Opposition, dans la Ghouta orientale et à Idleb.
Pinheiro a souligné que la Commission avait mené des enquêtes sur l'utilisation présumée du chlore gazeux à Saraqib - à Idleb- et à Douma; dans la Ghouta orientale.
Tout en exprimant sa préoccupation face à la détérioration de la situation humanitaire dans la Ghouta orientale et à Idleb, le responsable onusien a estimé que ce qui s’y passe n’était pas uniquement une crise humanitaire. Pour lui, les agissements du Régime d’al-Assad, l’interdiction de l’accès de l’aide humanitaire, les sièges étouffants, et le pilonnage systématique et délibéré des zones habitées, représentent des violations manifestes du droit international et relèvent des crimes de guerre.