AA / New York / Mohamed Tarek
La secrétaire générale adjointe des Nations unies chargée des affaires humanitaires et coordonnatrice des secours d’urgence, Valerie Amos, a réitéré ses accusations envers le régime syrien concernant la poursuite des attaques contre les civils par des barils explosifs.
La responsable onusienne a exposé jeudi, lors d'une réunion des membres du Conseil de sécurité de l'ONU, la situation humanitaire en Syrie faisant référence aux multiples cas d’attaques ciblées ou aléatoires menées par le régime syrien contre des civils dans des zones densément peuplées.
« A titre d’exemple, dans la matinée du 18 juin, des barils explosifs ont été lancés sur des camps de réfugiés proches de la frontière jordanienne faisant des dizaines de morts, dont des femmes et des enfants », a annoncé Amos aux représentants des pays membres du Conseil.
La secrétaire générale adjointe a exprimé « son profond regret de voir le régime syrien ainsi que les forces armées de l’opposition continuer à mener des attaques violentes contre des civils et porter des atteintes graves aux droits de l’homme ».
Valerie Amos a également revendiqué que les parties du conflit permettent l’acheminement des aides humanitaires à travers les lignes de fronts et les frontières assurant que la résolution humanitaire 2139 est claire et n’admet aucune ambiguïté.
La résolution d’aide humanitaire pour la Syrie des Nations Unies adoptée en février "appelle toutes les parties (du conflit), et en particulier les autorités syriennes, à autoriser sans délai un accès humanitaire rapide, sûr et sans entrave pour les agences des Nations Unies et leurs partenaires, y compris à travers les lignes de front et à travers les frontières".
Amos a insisté sur la nécessité de l’intervention immédiate du Conseil de sécurité des Nations Unies, afin de faire parvenir l’aide humanitaire à travers les frontière de la Syrie et des pays voisins.
« Nous pouvons atteindre 1.3 million de personnes à travers les points de passage sur les frontières de la Turquie, de la Jordanie et de l’Irak. Les anciens rapports présentés aux Conseil ont déjà proposé la facilitation de l’acheminement des expéditions humanitaires à travers la frontière par la mise en place d'observateurs neutres ", a affirmé Amos aux membres du Conseil.
"En 2011, je vous ai informé que plus d'un million de personnes en Syrie ont besoin d'aide humanitaire, le chiffre s’élève actuellement à 10,8 millions », a-t-elle ajouté.