AA / Desk / Esma Ben said
Le ministre français de la défense, Jean-Yves Le Drian, a jugé qu’aucun avenir n’est envisageable pour la Centrafrique sans un « cessez-le-feu » entre les différents groupes armés, dans un entretien accordé mardi, à la Radio Nationale centrafricaine, à Bangui, la capitale.
Faisant un point sur la situation en RCA, le ministre de la défense, en visite officielle depuis lundi soir dans le pays, a estimé qu' "Il n' y a pas d'avenir pour la Centrafrique s'il n'y a pas de cessez-le-feu" même si à " Bangui, la présence de Sangaris (force française, ndlr), de la Misca (force africaine) et de l'Eufor (force européenne), a permis à la sécurité de devenir presque bien. Presque bien" a-t-il insisté.
Le Drian a cependant souligné que « dans l’Est, la situation reste tendue » et qu’il fallait éviter qu'il "y ait des affrontements entre des groupes qui ne recherchent que la haine et la vengeance".
Le ministre a donc appelé à un « cessez-le-feu qui est indispensable à une évolution sereine de ce pays » de la part de ces groupes armés afin d’envisager « un processus de paix ».
La visite de 48 heures en RCA du ministre français de la défense, intervient après que sept militaires français aient été blessés, jeudi, dans un accrochage avec des miliciens chrétiens anti-Balaka, dont on ignore le bilan des pertes, celui-ci n’ayant pas été rendu disponible.
Alors qu’il devait se rendre mardi à Bambari, localité située à 400 kilomètres au nord de Bangui, Le Drian a dû annuler sa visite « pour des raisons de sécurité », a indiqué à Anadolu le service de la communication du cabinet du Ministre de la Défense, sans donner plus de détail.
Cette annulation intervient au lendemain d’une recrudescence de tensions intercommunautaires dans la ville, qui a fait une vingtaine de morts et plusieurs blessés dans une attaque de l’évêché par des hommes armés, selon des sources locales.