AA/Washington/Atheer Kakan
La porte-parole du Département américain de la Défense (Pentagone), Henrietta Levin, a fait par de ses doutes quant aux capacités de l’EIIL à prendre le contrôle du gouvernement de l’Afghanistan, qualifiant la présence de l’organisation dans le pays de «pas mûre».
La responsable américaine a affirmé, lors d’un entretien avec Anadolu, jeudi: «Nous ne considérons pas que la présence de combattants liés à l’EIIL en Afghanistan puisse constituer une grande menace pour le gouvernement », se déclarant «confiante dans les capacités des forces afghanes à répondre à la menace du groupe extrémiste et à assurer la sécurité des Afghans».
Elle a ajouté: «Notre ministère continuera à travailler aux côtés du gouvernement afghan pour lutter contre la violence des extrémistes»
Levin a par ailleurs indiqué que les forces américaines et celles de l'OTAN «sont capables de faire face à cette menace». Elle a précisé que les Etats-Unis peuvent mener des combats armés en Afghanistan dans trois cas de figure : Celui d'une autodéfense si ses troupes ou celles de l’OTAN sont attaquées, ou dans le cadre d’une opération anti-terroriste, ou encore dans le contexte d’une aide aux forces afghanes dans des situations extrêmes».
Les États-Unis et l'Afghanistan avaient signé un accord en ce sens à la fin de l’année dernière.
Levin a souligné que de nombreux Talibans se classent eux-mêmes, désormais, dans les rangs de l’EIIL. La responsable américaine a affirmé que la présence de l’organisation n’est pas encore «mûre» en Afghanistan, mais a toutefois indiqué que son pays «suit la situation de près pour déterminer si ce reclassement a ou non un vrai impact sur le terrain».
L’EIIL a renforcé sa présence dans l'est de l’Afghanistan au cours des deux derniers mois, et plusieurs affrontements ont éclaté entre ses membres et les combattants Talibans.
Le gouvernement Afghan a, en revanche, déclaré, qu’il a établi un plan structuré pour combattre l’EIIL qui «représente désormais une menace sérieuse pour la sécurité du pays».