AA/Zamboanga (Philippines)/ Roy Ramos
Le fondateur d’un important groupe de rebelles musulmans des Philippines, impliqués dans le récent meurtre de 44 officiers de la police lors d’une attaque dans le sud du pays, est décédé, mardi matin, d’après des responsables locaux.
La nouvelle intervient plusieurs semaines après l’apparition d’informations faisant part de l’état de santé dégradé du chef du groupe armé extrémiste Bangsamoro Islamic Freedom Fighters’ (BIFF), Ameril Umbra Kato.
Un maire de la région sud du pays, Samsoddin “Pink” Dimaukom, en charge de la municipalité de Datu Saudi Ampatuan, a déclaré, mardi, au site d’informations internet MindaNews, avoir reçu des informations annonçant la mort par crise cardiaque, d’Ameril Umbra Kato, âgé de 68 ans, dans une ville de la zone de Guindulungan, dans la province Maguindanao.
«Oui, il est mort, d’après ses proches, des suites d’une maladie du cœur » a rapporté Dimaukom, ajoutant qu’il ne savait pas où Kato sera enterré.
Mohagher Iqbal, le négociateur en chef du Front Moro Islamique de Libération (FMIL) - plus important mouvement rebelle philippin qui a signé, en mars dernier, un accord de paix historique avec le gouvernement – a également confirmé le décès de Kato.
Le BIFF, faction dissidente du Front Moro Islamique de Libération (FMIL), est un groupe armé extrémiste philippin, basé sur l'île méridionale de Mindanao, créé en 2008, par Kato.