Ogün Duru
24 Janvier 2017•Mise à jour: 25 Janvier 2017
AA/Ankara / Ogün Duru
Les délégations de la Turquie, de l’Iran et de la Russie présentes aux Pourparlers d’Astana, ont réaffirmé, mardi, dans une déclaration commune, leur volonté de consolider le cessez-le feu en Syrie et permettre la résolution du conflit syrien par un processus politique.
Les pourparlers de paix visant à mettre fin au conflit syrien sont entrés dans leur deuxième jour, mardi dans la capitale du Kazakhstan, Astana.
Les représentants du régime syrien, des factions de l’opposition armée, de la Russie, de la Turquie, de l'Iran, ainsi que l'envoyé spécial de l'ONU en Syrie, Staffan de Mistura, et l'ambassadeur des Etats-Unis au Kazakhstan, George Krol, se sont rassemblés à l'hôtel Rixos, mardi, aux alentours de 10h30 heure locale (04:30GMT).
La Turquie, la Russie et l'Iran ont convenu, durant les pourparlers de paix en cours d’un mécanisme conjoint destiné à se prémunir des violations du cessez-le-feu en Syrie.
Le mécanisme tripartite aura pour objectif d’observer et d’assurer le respect complet du cessez-le-feu et d’empêcher toutes provocations, ainsi que de déterminer toutes les modalités du cessez-le-feu en question.
Dans leur déclaration commune diffusée mardi, les délégations de la Turquie, de l’Iran et de la Russie ont réitéré leur conviction que le conflit syrien ne peut être résolu que par un processus politique fondé sur l’application complète de la résolution 2254 du Conseil de sécurité de l’ONU.
Réaffirmant leur engagement envers la souveraineté, l’indépendance, l’unité et l’intégrité territoriale de la République arabe syrienne en tant qu’Etat démocratique, non sectaire, multiconfessionnel et multiethnique, elles ont également déclaré apprécier la participation et la facilitation des pourparlers d’Astana par l’Envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, qui participe aux pourparlers.
Les représentants de la Turquie, de l’Iran et de la Russie ont également fait part de leur volonté de consolider, par des mesures concrètes et en utilisant leur influence sur les parties en conflit, le cessez-le-feu établi par l’accord signé le 29 décembre 2016 et soutenu par la résolution 2336 du Conseil de sécurité.
Ils ont en outre souligné leur volonté de contribuer, par des mesures concrètes et en utilisant leur influence sur les parties en conflit, à réduire les violations du cessez-le-feu et les violences, à instaurer la confiance, à assurer un accès rapide et sans entraves, des aides humanitaires, conformément à la résolution 2165 du Conseil de sécurité, et à assurer la protection et la libre circulation des civils en Syrie.
Les délégations des trois pays ont réaffirmé leur détermination à combattre Daech et le Front al-Nusra et à faire la distinction entre eux et les groupes armés de l’opposition, ainsi que leur soutien aux groupes armés de l’opposition syrienne qui veulent participer à la prochaine série de négociations entre le régime et l’opposition, prévue pour le 8 février 2017, à Genève.
Enfin, les délégations turque, russe et iranienne n’ont pas manqué d’exprimer leur gratitude au président de la République du Kazakhstan, son excellence Nursultan Nazarbayev, et à la partie kazakhe en général, pour avoir accueillie la réunion internationale sur la Syrie à Astana.
Le représentant de Damas à l'ONU, Bashar al-Jaafari, dirige la délégation du régime syrien. La délégation turque est dirigée par le sous-secrétaire adjoint du ministère des Affaires étrangères, Sedat Onal. Quant à la délégation russe, elle est dirigée par l'envoyé spécial Alexander Lavrentiev et le vice-ministre des Affaires étrangères Mikhail Bogdanov.
Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Jaberi Ansari, participe également aux pourparlers.
La réunion devrait durer jusqu'à mardi soir, a déclaré le ministère kazakh des Affaires étrangères. Toutefois, elle pourrait être prolongée si nécessaire.