Adil Essabiti
27 Novembre 2015•Mise à jour: 27 Novembre 2015
AA/ Tunis/ Adil Essabiti
Le ministre tunisien de l'Intérieur, Najem Gharsalli, a décidé d’assigner à résidence 92 individus, revenus au pays des régions de tension (en référence à des pays étrangers où des groupes terroristes sont actifs) .
Le ministère tunisien de l'Intérieur, a affirmé, vendredi, dans un communiqué, que «conformément à l’article 5 du décret N°50-1978 du 26 janvier 1978 relatif à l'état d'urgence, le ministre de l’Intérieur a décidé d’assigner à résidence 92 éléments de retour des zones de tensions, classés comme dangereux par les forces de sécurité».
Le communiqué n’a pas fourni de détails sur les «zones de tension» en question.
Le président tunisien, Béji Caïd Essebsi, avait décrété, mardi dernier, l'état d'urgence dans le pays pendant 30 jours, et le couvre-feu dans la région du Grand Tunis (gouvernorats de Tunis, Ben Arous, l'Ariana et la Manouba) à partir de 20:00 jusqu’à 4:00 GMT, suite à l'attentat suicide qui a visé un bus de la Garde présidentielle au centre de la capitale.
Ces mesures ont, en effet, été prises quelques heures seulement après l’attaque terroriste qui avait fait douze morts (en plus d'un kamikaze) et dix-sept blessés parmi les agents de la Garde présidentielle, selon un communiqué de la Présidence de la République.
L’état d’urgence permet aux autorités d’interdire la circulation des personnes et des véhicules (voitures), et d’empêcher l’observation de toute grève, même décidée avant l'annonce de l'état d'urgence.
A noter qu’il s’agit de la troisième fois que l’état d’urgence est décrété en Tunisie depuis 2011.