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17 Août 2017•Mise à jour: 17 Août 2017
AA/Doha/Ahmed Youssef
Le président exécutif de l’Instance qatarie de l’information (public), Cheikh Abderrahmane Ben Hamad al-Thani, a démenti, jeudi, l’information diffusée par l’agence de presse saoudienne officielle, sur l’intervention de son oncle Cheikh Abdallah Ben Ali al-Thani, dans la crise du pèlerinage entre le Qatar et l’Arabie Saoudite.
Abderrahmane a indiqué, dans deux post sur Twitter, que la visite de son oncle en Arabie Saoudite était juste menée dans le but de résoudre des problèmes concernant ses propriétés et ses biens dans la région de Hael (Nord-Ouest de l’Arabie Saoudite), mais que lorsqu’il avait abordé le sujet des obstacles au pèlerinage, ils [les Saoudiens] ont exploité l’opportunité pour sortir de l’impasse, en évoquant une médiation ».
Le souverain saoudien, le Roi Salman Ben Abdel Aziz, a ordonné d’autoriser l’entrée des pèlerins qataris au Royaume, via le passage frontalier terrestre de « Saloua », et d’accueillir des vols directs de Doha, à condition que ce ne soit pas ceux de «Qatar Airways ».
L’agence de presse saoudienne officielle a indiqué, hier mercredi, que le roi a pris cette décision suite à l’intervention du Cheikh Abdallah Ben Ali Ben Jassem al-Thani (membre de la famille royale au Qatar), reçu par le prince héritier, Mohamed Ben Salman, au Palais Assalam à Djeddah, dans l’Ouest du Royaume.
Avant la décision du souverain saoudien, l’Arabie Saoudite avait autorisé l’entrée des pèlerins qataris, mais, à condition que ces derniers viennent uniquement par voie aérienne, à travers n’importe quelle compagnie aérienne, à l’exception de « Qatar Airways ».
Doha avait, dans ce contexte, accusé Riyad de mettre des obstacles devant ses pèlerins, ce que Riyad avait démenti, au milieu d’accusations mutuelles d’utiliser le pèlerinage comme outil dans la crise du Golfe.