Sarp Özer,Tuncay Çakmak
13 Février 2017•Mise à jour: 14 Février 2017
AA - Ankara - Tuncay Çakmak
Le vice-Premier ministre turc, Numan Kurtulmus, a déclaré qu’une fois la ville d’Al-Bab (nord de la Syrie) libérée de Daech, la prochaine cible vers laquelle pourraient se diriger les soldats turcs, serait Raqqa, ville considérée comme capitale par Daech.
Numan Kurtulmus a tenu, lundi, une conférence de presse après la réunion du Conseil des ministres.
Il s’est essentiellement exprimé sur l’opération Bouclier de l’Euphrate en cours dans le nord de la Syrie et la « très prochaine libération de la ville d’Al-Bab ».
Une fois que l’Armée Syrienne Libre (ASL), appuyée par l’Armée turque, aura repris le contrôle total de la ville, les forces armées turques pourront se tourner vers Raqqa, bastion de l’organisation terroriste en Syrie.
"Si un accord est trouvé avec la Coalition Internationale et si les conditions le permettent, alors la Turquie pourra agir pour nettoyer aussi Manbij et Raqqa en Syrie", a-t-il indiqué.
Mais le vice-Premier ministre turc a souhaité souligner le fait que la Turquie s’oppose à tout projet qui viserait à laisser les villes et zones libérées entre les mains de l’organisation terroriste PYD-YPG, [branche syrienne du PKK].
C’est en effet le cas à Manbij, qui une fois libérée de Daech est passée sous le contrôle du PYD, alors que les Etats-Unis s’étaient engagés à ce que les forces du PYD quittent la ville une fois sa libération acquise.
"Raqqa est le centre (capitale) de Daech. Si une fois la ville libérée, vous (communauté internationale) cherchez à y installer le PYD-YPG, ce sera alors une menace pour la Turquie. Le consensus que nous cherchons avec la communauté internationale doit prendre en compte ce critère", a-t-il prévenu.
Un autre point discuté en conseil des ministres a été les travaux menés par le ministère des Sciences, de l’Industrie et des Technologies en vue de la création d’une agence spatiale turque.
"Dans tous les pays avancés, les travaux sur l’espace sont portés par les Etats, le meilleur exemple étant celui de la NASA aux Etats-Unis. C’est un secteur pour lequel la Turquie est en retard, mais aujourd’hui notre pays est en mesure de créer l’Agence turque de l’Espace. Notre gouvernement veut faire aboutir ce projet au plus vite", a-t-il expliqué.