AA / Sanaa / Marib am-Ward
Le président yéménite Abd Rabo Mansour Hadi a procédé mercredi, à un remaniement ministériel partiel (5 portefeuilles) au sein du gouvernement d’union nationale, quelques heures après l’enclenchement de protestations populaires dans la capitale Sanaa, sur fond d’une crise liée aux produits pétroliers dérivés .
Selon une information diffusée par l’agence de presse yéménite (SABA, officiel), l’actuel ministre des Télécommunications et des Technologies de l’Information, Ahmed Abid Ben Dogher, a été promu au poste de vice-Premier ministre tout en gardant son portefeuille ministériel.
Le ministre de l’Electricité Salah Samii a, de son côté, été démis de ses fonctions et remplacé par son prédécesseur Abdallah al-Akwaa, promu au poste de vice-Premier ministre également.
Le remaniement partiel a fait tomber, par ailleurs, le ministre de l’Information, Ali al-Omrani, qui a cédé son département à l’ancien directeur du Cabinet présidentiel Nasr Taha Mustapha.
Sur un autre plan, Mahfoudh Behah, ministre du Pétrole et des Mines en poste depuis à peine deux mois, a été limogé et remplacé par Ahmed Abdelkader Chaea.
Le Directeur de la Douane yéménite a été désigné ministre des Finances à la place de Sakhr Wajih, devenu gouverneur de la province d’al-Hadida (Ouest).
Le principal changement a ciblé le poste de chef de la diplomatie yéménite occupé désormais par l’ancien représentant du Yémen aux Nations Unies, Jamel Sellal, qui succède ainsi à Abou Bakr al-Korbi, nommé au Conseil de la Choura (Chambre Haute du Parlement).
Ce remaniement ministériel est le deuxième en l’espace de deux mois qu’introduit le président yéménite sur le gouvernement de consensus national. Le précédent changement s’est limité aux portefeuilles de l’Intérieur et du Pétrole.
L’agence de presse officielle n’a pas évoqué les causes et les motivations de ces changements, introduits quelques heures après des protestations à Sanaa liées à la crise des produits dérivés qui secoue le pays depuis près de deux mois.
Des artères principales de la capitale ont été bloquées mercredi, par des groupes qui ont installé des barricades, en signe de protestation contre le manque en produits dérivés pétroliers, selon des témoins oculaires.
D’autres groupes de protestataires ont bloqué l’avenue «Essitine», une des principales artères de Sanaa et incendié des pneus devant la résidence du président Abd Rabo Mansour Hadi exigeant une solution de la crise.