Hafawa Rebhi
22 Novembre 2017•Mise à jour: 22 Novembre 2017
AA / Beyrouth / Wassim Seifeddine
Le Premier ministre libanais démissionnaire Saad Hariri est arrivé dans la nuit de mardi à mercredi à Beyrouth en provenance de Chypre (partie grecque), a annoncé un communique de son service de presse.
"Hariri est arrivé à l’aéroport international de Beyrouth, Rafik Hariri, en provenance de Chypre" où il s’est entretenu avec le dirigeant de la partie grecque de Chypre, Níkos Anastasiádis, lit-on dans le communiqué.
Dès son arrivée, le Premier ministre démissionnaire a visité la tombe de son père, Rafik Hariri, dans le centre de la capitale libanaise avant de rentrer chez lui.
Avant de se rendre à Chypre, Hariri avait tenu une courte visite au Caire qui n'a pas dépassé trois heures, au cours de laquelle il avait rencontré le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi au palais présidentiel, dans l’est du Caire.
Au cours d'une brève conférence de presse tenue après la réunion cairote, Hariri avait déclaré: "J'ai longuement discuté avec le président al-Sissi de la nécessité pour la région et surtout le Liban de prendre leurs distances par rapport aux politiques régionales".
"Je remercie le président al-Sissi pour son soutien à la stabilité du Liban, et demain je célébrerai le Jour de l'Indépendance avec les Libanais, je vais parler de ma position politique au Liban et je ne parlerai pas de la politique maintenant", avait-il renchéri.
Saad Hariri avait annoncé sa démission le 4 novembre depuis Riyad.
Dans un discours télévisé, Hariri avait alors évoqué "un complot pour l'assassiner", et justifié sa décision par "la mainmise de l’Iran sur le Liban après que Hezbollah ait imposé sa politique du fait accompli avec la force de ses armes ".
La démission de Hariri a surpris les Libanais et les divers acteurs politiques de la région, d'autant plus qu’elle est survenue un an après un règlement politique avec le président Michel Aoun.
Celui -ci avait d’ailleurs refusé d’accepter la démission de son chef de gouvernement jusqu'à son retour au Liban pour s’expliquer sur les raisons de sa décision.